Le début du bouddhisme : les racines de la méditation consciente
Le fondateur du bouddhisme est un prince hindou du nom de Gautama ou Shakyamuni, dit le Bouddha, qui selon la tradition, renonça à sa vie de luxe pour percer les mystères de la souffrance, de la vieillesse et de la mort. Après 7 années d’ascétisme et de pratique du yoga, il réalisa que mortifier sa chair et se couper du monde ne l’amenait pas là où il voulait aller. Il s’assit alors sous un figuier et se tourna vers les profondeurs de son esprit. Après 7 jours et 7 nuits de méditation profonde, il s’éveilla à la nature de l’existence – d’où son surnom de Bouddha qui signifie « l’Éveillé ».
Selon la doctrine qu’il développa, nous souffrons en raison de notre attachement à des convictions erronées, notamment parce que nous pensons que (1) les choses sont immuables et doivent apporter la félicité et (2) nous possédons un moi durable qui existe indépendamment de tout autre être et fait de nous ce que nous sommes. Le Bouddha enseignait au contraire que rien n’est immuable : ni nos esprits, ni nos émotions, ni notre sens du moi, ni les circonstances et les objets du monde extérieur.
Pour se délivrer de la souffrance, il conseillait de se libérer de l’ignorance et d’éliminer la peur, la colère, la convoitise, la jalousie et tout autre état mental négatif. Son approche reposait à la fois sur des pratiques pour travailler son esprit et des instructions pour mener une vie vertueuse et spirituelle.
La méditation est au cœur de l’approche historique du Bouddha. La pratique méditative qu’il enseignait, appelée pleine conscience, impliquait de prêter une attention consciente à notre expérience de chaque instant.
Voici les quatre fondations de la pleine conscience :
Conscience du corps
Conscience des sensations
Conscience des pensées et états mentaux
Conscience des lois de l’expérience (relation entre ce que nous pensons et ce que nous vivons)
Se démarquant des maîtres de son époque qui prônaient le retrait du monde pour rechercher l’union extatique avec le Divin, le Bouddha enseignait l’importance d’accéder à la compréhension de la nature de l’existence et des mécanismes de souffrance créés par l’esprit. Il se comparait davantage à un médecin offrant un traitement pour guérir les blessures qu’à un philosophe apportant des réponses abstraites à des questions métaphysiques.