De son propre malheur l’homme est toujours complice.
La vie est un combat, et parmi ces essaims
De soldats, de bandits, de traîtres, d’assassins,
Tant pis pour qui va nu ! Que le sort s’accomplisse !
Il faut se cuirasser, et que toute arme glisse
Sur le fer qu’on se plaque à même les deux seins.
Chacun doit se forger sa cuirasse, et les saints,
Comme ils n’ont pas d’acier, se bardent d’un cilice.
Moi, pour mieux tenir tête à tous coupe-jarrets,
J’endosse le cilice et la cuirasse après,
Et je mets au défi, mort-Dieu ! qu’on m’assassine.
Ma cuirasse est de pur orgueil, et sans un trou.
Les crins de mon cilice ont pris en moi racine.
Vous qui voulez percer mon cœur, cherchez par où !