III.
Tombés du ciel
Cas avérés de mémoire
cellulaire transférée à des receveurs de transplantation
cardiaque.
Cas 1 :
Un végétarien hispanophone reçoit le cœur d’un
anglophone et se met à utiliser des mots anglais qui ne faisaient
pas partie de son vocabulaire, mais qui étaient utilisés par le
donneur. Le receveur se met aussi à avoir envie de viande et
d’aliments gras, qu’il finit par manger, qui représentaient la
nourriture de base du donneur.
Cas 2 :
Une jeune fille de dix-huit ans reçoit le cœur
d’une fillette de dix ans assassinée. La receveuse commence à faire
des cauchemars au sujet du meurtre et se souvient de détails que
seule la victime pouvait connaître, comme quand et comment c’est
arrivé, ainsi que l’identité du meurtrier. Tout son témoignage se
révèle authentique et l’assassin est arrêté.
Cas 3 :
Un enfant maghrébin de trois ans reçoit le cœur
d’un enfant juif et, à son réveil, demande un bonbon juif dont
l’enfant n’avait jamais entendu parler.
Cas 4 :
Un homme d’une quarantaine d’années reçoit le
cœur d’un adolescent et se met à développer une adoration pour la
musique classique. Tué par des coups de feu tirés alors qu’il était
en voiture, le donneur est mort agrippé à l’étui de son
violon.
Cas 5 :
Un garçon de cinq ans reçoit le cœur d’un garçon
de trois ans. Il lui parle comme à un ami imaginaire et l’appelle
Timmy. Après enquête, les parents ont découvert que le nom du
donneur était Thomas. Mais sa famille l’appelait Timmy.
Cent cinquante cas ont été répertoriés par Paul
Pearsall, docteur en neuropsychologie.