Il se réveilla sous une carapace de draps. La pluie de feu qui pénétrait par la fenêtre lui fit savoir qu’il était déjà midi. En tentant de se redresser, un brusque coup de fouet au cou l’arrêta. Il se sentait comme si quelqu’un avait pressé tous ses muscles pour en exprimer un jus mystérieux. Il semblait pourtant, par miracle, ne rien avoir de cassé.
Une ombre couleur chair apparut dans son champ visuel. La jeune femme, encore nue, était assise sur le lit, elle le regardait.
— J’ai les pires crampes de ma vie, mais je crois que je peux bouger.
Elle acquiesça.
— Elles ont utilisé des vers de pouvoir. Elles veulent que tu saches que ce sont elles qui commandent.
A ce moment, il ne s’aperçut même pas à quel point ses paroles étaient étranges. Tout ce qu’il souhaitait, c’était se lever. Elles m’ont torturé avec des vers de Góngora, se rappela-t-il. Il trouva incroyable que Les Solitudes, ce monument de la poésie baroque qu’il avait lu des dizaines de fois, eussent transformé son corps en un haillon manipulé par une volonté externe.
— Que s’est-il passé ensuite ? Je ne me souviens de rien.
— Elle est partie comme elle était venue. J’ai constaté que tu étais juste inconscient et je t’ai porté sur le lit.
— Merci, dit Rulfo avec sincérité.
Il fit un effort et parvint à s’asseoir. La jeune femme s’écarta et se dirigea vers la porte, comme si le fait qu’il se levât avait été la preuve que sa présence n’était plus nécessaire. Il lui demanda ce que faisait son fils.
— Il prend son petit-déjeuner, dit-elle.
Rulfo se frotta les yeux et captura d’épaisses croûtes. La douleur au cou commençait à céder. II sentait des crevasses sur ses lèvres. C’était comme s’il avait passé une nuit entière avec une forte fièvre. Il tourna la tête et découvrit la jeune femme de dos, occupée à ramasser les coussins par terre et à enlever les draps dans lesquels l’enfant avait dormi. La vision de son corps constituait toujours un bonheur pour lui, et il s’y abandonna. Il constata que la brillante chevelure de jais s’était déplacée d’un côté et contempla pour la première fois, à la lumière du jour, la ligne de ses vertèbres et la symétrie de ses fesses couleur crème.
Et ce tatouage rond qui attirait l’œil, avec des arabesques autour du coccyx.
— On ne doit pas aller à ce rendez-vous. C’est un piège.
Il leva la tête de sa tasse de café et la regarda, surpris de l’assurance avec laquelle elle avait parlé.
— Elles nous prendront l’imago et elles nous tueront. Mais elles prendront leur temps. Elles nous tueront à leur façon.
Il lui avait tout raconté, y compris les théories de César sur la secte et le pouvoir de la poésie. Alors il se rappela ce qu’elle lui avait dit quelques instants plus tôt, au lit.
— Tout à l’heure, tu as évoqué des vers de pouvoir. Comment pouvais-tu le savoir sans que je t’en aie parlé ?
— Je l’ai rêvé, dit-elle sans hésiter une seconde.
— Tu as fait d’autres rêves ?
— Oui.
Il se contenta de l’observer. Raquel soutint son regard avec froideur. Elle a changé, pensait Rulfo. C’est presque une autre femme.
Cette perception n’était que partiellement exacte, et il le savait. La jeune femme restait la même, elle continuait à l’hypnotiser par sa beauté infinie. Mais on aurait dit qu’elle était devenue lointaine. Elle était là, et il pouvait tendre la main pour toucher sa peau, mais la personne cachée sous ces formes s’était retirée de la surface en se repliant dans quelque lieu intérieur. Dans un certain sens, elle ressemblait beaucoup plus à son fils que la veille : ils possédaient maintenant tous deux une expression presque identique de force intérieure.
Ils étaient assis à la table de la salle à manger, terminant le petit-déjeuner. L’enfant jouait avec ses soldats sur le canapé, bien qu’il ne fît aucun bruit et gesticulât à peine. La pièce se trouvait dans la pénombre, éclairée par un lampadaire, même s’il faisait déjà jour. Rulfo avait tiré les rideaux à la demande de Raquel : l’enfant n’avait pas vécu dans une obscurité totale, cependant ses yeux restaient très sensibles.
Si elles doivent nous tuer, pourquoi est-ce qu’elles ne l’ont pas déjà fait ? Je t’assure que, en ce qui me concerne, elles auraient pu m’éliminer cette nuit : j’ai le cou très fragile, j’ai eu l’occasion de le constater.
— Elles veulent l’imago.
— Oui, je sais. Mais pourquoi est-ce qu’elles ne nous la prennent pas ?
— Elles ne peuvent pas, répliqua-t-elle. Quelque chose s’est produit quand on l’a sortie de l’eau. Maintenant, elles ne l’auront que si on la leur remet volontairement.
— Tu as rêvé ça aussi ?
— Oui.
— Eh bien tu te trompes. Elles ont fouillé mon appartement. Elles veulent la voler.
La jeune femme secoua la tête.
— Elles ne peuvent pas la voler. Elles ont fouillé ton appartement parce que je leur ai dit que c’était toi qui l’avais. C’était ce que je croyais à ce moment. Mais tout ce qu’elles voulaient, c’était s’assurer que l’un de nous deux l’avait. Maintenant elles le savent.
C’est pour ça qu’elles tiennent à ce qu’on aille à ce rendez-vous et qu’on la leur remette. Si on n’y va pas, elles ne pourront pas la récupérer. Si elles la retrouvaient par hasard, elles ne pourraient même pas la récupérer. – Soudain elle baissa le ton. Je suis sûre de ce que je dis. Ne me demande pas pourquoi, c’est comme ça… Elles ne peuvent pas prendre l’imago, c’est pour ça qu’elles nous ont laissés en vie. Dès qu’on la leur remettra, elles nous tueront.
Ce qu’elle disait pouvait sembler illogique, mais Rulfo sut que c’était la vérité. Il ne douta pas un instant de ses paroles, et pensa que cette confiance était due au ton sincère avec lequel elle les avait prononcées. Cependant, la conclusion à tirer n’était pas celle que supposait la jeune femme, et il décida de le lui expliquer.
— Je suis d’accord pour que tu n’ailles pas à ce rendez-vous : tu dois fuir, te cacher, ne serait-ce que pour lui. – Il désigna l’enfant d’un mouvement du menton. Si elles nous trouvent ensemble, aucun de nous n’aura la moindre chance. Mais si j’y vais seul et que je leur donne ce qu’elles veulent, peut-être… peut-être qu’elles parviendront à t’oublier…
— Elles ne m’oublieront pas, répliqua la jeune femme avec une immense assurance. Elles ont insisté là-dessus, tu ne comprends pas ? Elles veulent qu’on y aille tous les deux. Elles ne comptent pas me laisser en vie.
— En tout cas, tu peux avoir la chance de…
— Et toi ?
Je compte pour elle ? se demanda-t-il.
— Je suis sûr que, si je leur donne à choisir entre ma vie et la figurine, elles choisiront de la récupérer et de me laisser en paix.
La jeune femme l’observait de son étrange regard fixe et sombre.
— C’est absurde. Si tu entres dans leur jeu, elles te tueront, Salomón. Et tu le sais.
— Dis-moi quelle est l’autre option, Raquel.
— Fuir ensemble, répliqua-t-elle dans un murmure si léger que, l’espace d’un instant, il crut que c’était un baiser. N’importe où. Nous cacher. Elles finiront peut-être par nous trouver, mais ça ne sera pas facile… Et, tant que nous aurons la figurine, elles n’oseront pas nous faire de mal…
— Raquel… – Rulfo prit une inspiration et mesura soigneusement ce qu’il allait dire. Il ne souhaitait pas verser dans le sentimentalisme, les idées absurdes de sacrifice. Il savait, en outre, qu’elle ne l’accepterait pas. Il décida de se montrer naturel, d’une logique implacable. Jusqu’à quand pourrions-nous vivre ainsi ? – Il désigna à nouveau l’enfant et se rendit compte qu’il semblait lui aussi suspendu à ses paroles. Jusqu’à quand pourrait-il vivre ainsi… ? Qu’on aille tous les deux au rendez-vous ou qu’on fuie, on sera dans leur point de mire. Notre seule chance consiste à nous séparer. – Soudain, en parlant, il comprit quelque chose : il prononçait un autre discours d’adieu. Il se rappela l’instant où il avait regardé Ballesteros sortir de sa voiture, il put presque le voir assis au volant, l’entendre dire que, dorénavant, il marcherait seul, descendrait seul, entrerait seul dans le monde des choses étranges. Mais il existait désormais une grande différence qui lui faisait penser qu’il prenait la bonne décision ; il ne s’agissait plus uniquement de sa propre vie. Tu dois te cacher pendant un certain temps, poursuivit-il. N’oublions pas ce qui s’est passé avec Patricio. La police n’a peut-être pas encore trouvé son cadavre, mais quand ce sera le cas, elle te recherchera. Ma maison n’est pas l’endroit idéal, et il ne serait pas prudent non plus de rester à Madrid, alors on verra… – Il contempla l’obscurité stellaire des yeux de la jeune femme. Il serra sa main, froide, raide. Il reste une semaine avant le 31 octobre : avec un peu de chance, je m’en sortirai vivant et je vous retroutverai quand tout sera fini.
Elle ne répondit pas, et Rulfo lui fut reconnaissant de son silence. Il la vit se lever et se diriger vers la chambre, portant encore ce peignoir incongru. Il se leva et la suivit. Il la trouva au lit.
— Je veux dormir, dit la jeune femme.
— Très bien.
Rulfo prit sa veste sur le dossier de la chaise et sortit en fermant la porte. Il s’assura que l’imago était toujours dans sa poche. Il pensa que, dorénavant, il lui faudrait bien surveiller cette figurine.
Jusqu’au jour du rendez-vous.
Tandis que Raquel dormait, Rulfo s’approcha de l’enfant et lui caressa les cheveux. Le petit ne sembla pas s’en apercevoir : il gardait les jambes pliées sur le canapé tout en observant, dans la pénombre du séjour, ses soldats épars sur le coussin.
— Tu ne parles pas beaucoup, hein.
— Non, convint l’enfant.
Sa voix, étonnamment diaphane, révélait la même assurance que son regard. Il n’avait pas levé la tête pour répondre. Il restait concentré sur ses figurines. En observant de près son pâle visage, Rulfo pensa qu’il pouvait être anémié. Il s’assit à ses côtés et sourit.
— Tu sais quoi ? Je crois que tu es un petit garçon très intelligent…
Son jeune interlocuteur passa outre à la remarque. Il réagit à peine d’un léger battement de paupières, comme si Rulfo, au lieu de parler, lui avait envoyé un peu de fumée dans le visage. Il continua à aligner les soldats sur le canapé. Puis il glissa le doigt pardessus leurs têtes, comme pour les compter, bien que Rulfo pensât qu’il ne savait pas compter. La petite main aux ongles trop longs et sales s’arrêta sur le dernier. Il le prit et se retourna vers Rulfo.
— C’est la pire, dit-il.
— La pire ?
L’enfant acquiesça.
— La pire de toutes.
Son visage infiniment triste présentait maintenant une nuance d’appréhension. Au début, Rulfo ne comprit pas ce qu’il voulait dire. Alors il compta les soldats : il y en avait douze. L’enfant tenait le dernier entre ses doigts. Saga ? Celle qui Sait ?
— Tu veux dire que c’est la plus méchante ?
Nouvel assentiment de la petite tête.
— Tu parles des dames ?
L’enfant ne répondit pas.
— Tu les connais, Laszlo ? Tu connais les dames ? Cette fois non plus il ne reçut pas de réponse.
— Il en manque une, dit alors l’enfant.
Rulfo frissonna. La n° 13.
Il se rappela ce professeur autrichien dont leur avait parlé César, et son insistance à l’informer sur cette dame. "La plus importante, celle dont on ne parle jamais." Il ignorait s’il se laissait porter par une fantaisie absurde déclenchée par le langage anarchique de l’enfant, mais il soupçonnait que c’était le bon chemin (les fantaisies absurdes) pour atteindre la vérité. Il décida de se risquer à lui poser la question qui l’inquiétait.
— Où est-elle, Laszlo ? Où est la n° 13 ? L’enfant observa à nouveau ses soldats.
— Je ne sais pas, dit-il.
Le motel se trouvait sur une déviation de la route principale, dans la province de Tolède. Il le choisit sans savoir exactement pourquoi, peut-être parce qu’il se situait à distance raisonnable de Madrid. C’était un bâtiment en brique rouge à deux étages avec des fenêtres encadrées en blanc, et il semblait assez moderne. Il comprenait un petit restaurant au rez-de-chaussée, un parking modeste et, le plus important, un nombre approprié de clients, ni excessif ni trop réduit, à en juger par les voitures qui étaient garées là. Rulfo s’inscrivit sous son nom et remit sa carte d’identité à une grosse femme en tailleur bleu voyant. On lui donna une chambre spacieuse avec un lit à deux places et un autre, pliant. Il s’assura que l’endroit était commode et propre, puis il se retourna vers eux.
— Vous serez bien ici.
Ils étaient presque méconnaissables dans les nouveaux vêtements qu’il leur avait achetés le matin. Il avait lui-même décidé d’abandonner sa tenue habituelle pour un blouson et une chemise en jean. Il voulait donner l’impression d’une famille qui, au cours d’un voyage, s’arrête pour reprendre des forces. C’était pour cette raison qu’il avait attendu la tombée du jour pour arriver.
Ils passèrent la nuit ensemble et, bien qu’il ne l’eût pas cru probable (parce qu’il savait que le lendemain ils se sépareraient, peut-être définitivement, et cela provoquait en lui un sentiment diffus d’amertume), il parvint à improviser un sommeil réparateur. Il se réveilla à l’aube, attendit que la jeune femme se levât et lui donna une enveloppe contenant de l’argent. Cela représentait presque tout ce qu’il gardait à la maison et une grande partie de ce qu’il y avait sur son compte courant. C’était une dépense terrible pour ses maigres économies de chômeur, mais il savait qu’elle serait indispensable à la survie de Raquel.
— Essaie de te comporter naturellement, lui conseilla-t-il. Promène-toi, ne reste pas enfermée dans la chambre toute la journée… Tu peux monter les repas. J’essaierai de venir vous voir dans la semaine, mais je crois qu’il vaudrait presque mieux qu’on reste séparés. Tu as mon numéro : appelle-moi en cas de besoin.
— D’accord, murmura-t-elle. Puis elle ébaucha un sourire qui s’éteignit presque immédiatement, comme si des lèvres pouvaient battre des paupières. Merci pour tout.
Rulfo s’approcha pour l’embrasser, mais il s’arrêta à mi-chemin et observa un instant les ombres diffuses, les obscurités récentes qui rôdaient dans son regard : elle changeait chaque jour un peu plus, s’éloignait de la Raquel qu’il avait connue. Il lui fut impossible de déterminer si c’était une transformation heureuse. D’un côté, elle semblait plus forte ; de l’autre, elle se montrait plus craintive que jamais, comme si elle avait échangé sa tranquillité contre une personnalité opiniâtre et déterminée.
En constatant que l’enfant était réveillé, il se pencha de son côté.
— Veille sur ta maman. Je suis sûr que tu es très courageux.
La réponse le paralysa :
— Ce n’est pas ma maman.
Il fixa ce regard léger qui le scrutait dans l’ombre.
— Quoi ?
— Ce n’est pas ma maman, répéta l’enfant.
Instinctivement, Rulfo se tourna vers Raquel. Elle se trouvait à l’autre bout de la pièce, accroupie, rangeant l’argent dans le sac qui contenait une partie des vêtements. Elle ne semblait pas les avoir entendus.
— Ce n’est pas ta maman ? murmura Rulfo. L’enfant hocha la tête. Puis il ajouta :
— C’est un peu maman, mais pas entièrement.
Rulfo fronça les sourcils avant de regarder à nouveau la jeune femme, qui était dans la même posture. Elle avait attaché ses cheveux et le tatouage sur le coccyx se voyait nettement. Il s’aperçut qu’il avait complètement oublié ce tatouage. Soudain il vit quelque chose. Il s’approcha à son insu et se pencha. Il constata que ce qu’il avait tout d’abord pris pour un cercle plein d’arabesques était des mots disposés de façon géométrique. Ils étaient écrits en anglais, très serrés, mais il put les décrypter avant qu’elle se retournât. A sepal, petal, and a thorn. "Un sépale, un pétale, et une épine."
Pas entièrement.
— Quand est-ce que tu t’es fait tatouer ça ? demanda-t-il.
— Quoi ?
— Le tatouage dans le dos. Depuis quand est-ce que tu l’as ?
La jeune femme se redressa, surprise. Son visage révéla de l’étonnement.
— Je ne m’en souviens pas. – C’était vrai. Elle ne savait même pas qu’elle portait un tatouage sur le corps. Il supposa que, de même que le reste des choses qu’il commençait à connaître sur elle, cela aussi était une énigme. C’était il y a des années…
Ils se séparèrent. Rulfo sortit du motel après s’être assuré que la réceptionniste était différente de celle qui les avait reçus la veille. Sur le trajet de retour vers Madrid, il ne cessa de penser à ce que l’enfant lui avait dit et à ce tatouage. En arrivant chez lui, il lui suffit de quelques minutes pour vérifier la provenance des mots.
Il s’agissait du premier vers d’un poème d’Emily Dickinson.
Le vendredi arriva sans nouveautés. Il avait acheté les journaux et regardé les informations de la chaîne locale tous les jours et, chaque fois, il pensait qu’ils allaient diffuser la nouvelle. Mais il n’y avait rien. D’un côté ce surprenant silence lui convenait, de l’autre il n’aimait pas ça. Il se dit que, compte tenu que Patricio dirigeait une affaire illégale, il était logique que ses acolytes ne se soient pas joyeusement présentés à la police pour signaler sa disparition, mais était-il possible que personne ne se fût aperçu de son absence au bout de quatre jours ? Et que personne n’eût encore découvert son cadavre ?
Il demeura un instant assis dans le séjour, sans trop savoir que faire. Il restait quatre jours avant le 31 octobre, et cette attente l’affectait beaucoup plus que tout ce qu’il avait vécu au cours du dernier week-end. Il pensait qu’il n’avait pas bien utilisé son temps : il s’était contenté de végéter et de s’assurer, moyennant des appels téléphoniques, que Raquel et l’enfant allaient bien. Il sentit un accès de colère subit et frappa la table des deux mains. fi décida alors de rappeler le motel, juste pour parler à nouveau à Raquel. Coïncidant presque avec son désir, le téléphone sonna.
— Salomón… ? Tu es libre aujourd’hui… ? – Rulfo ferma les yeux, contrarié, mais à ce moment César ajouta : Si tu peux, viens me voir tout de suite : j’ai retrouvé Rauschen.
Rauschen. Le professeur autrichien, l’unique source d’information dont ils disposaient pour en savoir plus sur la secte.
Il fallait parler à Rauschen.