Tel est pris qui croyait prendre
Gagner le gros lot dans un pari truqué, abuser le pauvre paysan en se disant curé ou se nourrir de la volaille du voisin... Pour certains, maîtres dans l'art de jouer des mauvais tours, toutes les ruses sont bonnes, même les plus sournoises. Mais gare ! Il est parfois dangereux de se croire plus malin que les autres. Et le dindon de la farce n'est pas toujours celui qu'on imaginait.
Cycle : Western Genre : Western Titre original : The trackers Traducteur : Irène Convard
La catastrophe atomique des Trois Jours n'a pas seulement détruit à peu près toute trace des civilisations continentales ; elle a également provoqué l'exode de la plupart des Terriens survivants sur les planètes de la Confédération végane, et considérablement augmenté l'espérance de vie de quelques hommes.
Conrad Nomikos est l'un d'entre eux. Nul ne sait son âge, pas même son amie Cassandre avec qui il vit sur une île grecque miraculeusement préservée du cataclysme. Nomikos est aussi le conservateur des ruines de la Terre ; à ce titre, il va servir de guide à Cort Myshtigo, un Végan venu visiter les décombres de la planète sous le prétexte d'une étude historique.
Or quelqu'un tente d'assassiner Nomikos. Puis le Végan, à son tour, est pris pour cible. Que cache réellement le voyage de Myshtigo ? Qui donc peut ourdir un complot pour une Terre encore en grande partie radioactive ?
Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises, a quitté sa chère rue Labat pour aller vivre chez son oncle. Autant dire, pour l'enfant, changer de planète. L'univers bourgeois, l'appartement cossu, la vie mondaine des Desrousseaux le surprennent et le déconcertent. Olivier s'intègre difficilement. Mais ainsi va la vie, et bientôt il s'apercevra que sa curiosité est sans cesse mise en éveil. Qui est vraiment l'oncle Henri ? Et la tante Victoria ? Il y a aussi les cousins, les deux bonnes, et, comme on reçoit beaucoup, toute une foule de personnages cocasses, grandioses ou ridicules. Et puis, et surtout, les rues de Paris, le canal Saint-Martin, les étonnants Grands Boulevards, leurs passages mystérieux, leurs théâtres, leurs cinémas, leurs music-halls...
SUMMARY:
I et surrealistisk højredrejet samfund forandrer en kvindelig parfumeekspedient sig til en svulmende lyserød gris. Mændene finder hende tiltrækkende, men i takt med de politiske forandringer vender de hende ryggen.
Il était une fois, à Jaligny-sur-Besbre, un village du Bourbonnais, un bredin prénommé Goubi. Autrement dit, un fada ou jobastre, bref un idiot. Analphabète, ancien de l’Assistance Publique, Goubi travaille dans une ferme, sert de tête de Turc aux paysans du coin et rêve de «monter» à Paris. Une mauvaise farce l’y propulse un jour. Par la grâce de Fallet, la découverte de Paris par ce héros truculent et lunaire prendra une dimension inattendue. Et pour ce Goubi en sabots un miracle survient, un de ces miracles que seuls les poètes authentiques ont la possibilité d’accomplir.
Brautigan vient d'écrire un roman policier, si l'on s'en tient à la rumeur. Rien n'est moins sûr cependant. Je pourrais tout autant développer la thèse qu'avec ce livre il nous donne son Histoire du PC américain entre 1938 et 1942, ou son Analyse spectrale de l'influence de la bière, sur les besoins intimes des blondes. Alors qu'en vérité il s'agit une fois de plus d'une plainte. La plainte d'un homme seul (et qui ne l'est pas lorsqu'il écrit ?) qui s'invente, comme son héros, le privé qui rêve à Babylone, une autre vie, où les gestes redeviendraient sensibles. Tout bien pesé, c'est Cocteau qui continue. La jeunesse moderne appréciera, on n'en doute pas.
Un meurtre n’est pas rien. C’est mal, même. Non seulement j’étais mêlé à un meurtre, mais apparemment tout ce que j’allais en tirer c’était de l’expérience.” Criblé de dettes, Jack a vendu sa ferme, sa vache et sa récolte hypothéquées pour tenter sa chance comme employé dans le tout nouveau roadhouse de Smut Milligan, une sorte de restaurant-dancing. Acculé par les traites, Milligan a commis un meurtre dont Jack a été le complice. Mais Milligan tarde à partager le magot. Dans cette petite ville de Caroline du Nord où la misère bat son plein, les esprits s’échauffent. Auteur de ce seul livre dont le réalisme et la vision pessimiste de la société américaine frappèrent profondément les esprits lors de sa publication en 1940, James Ross fut salué par Raymond Chandler, qui vit en lui l’un des plus éminents représentants du roman noir. Un roman de la dépression, unique à plus d’un titre.
Ce livre maudit n'est connu que de quelques connaisseurs. Il n'a pas connu le succès aux Etats-Unis lors de sa publication en 1940, parce que les critiques l'ont jugé "choquant". Sa traduction en français a été mal diffusée à cause de difficultés rencontrées par son éditeur. Pourtant Chandler avait repéré "ce récit sordide et complètement corrompu d'une petite ville de Caroline du Nord".
C'est un des rares livres qui donnent une sensation de contact immédiat avec la réalité ; c'est sans doute cela qui a choqué, d'autant que la réalité en question est parfaitement sordide, et que les lignes consacrées à la violence sont insupportables. Ce naturel est obtenu par une construction habile au point de se rendre invisible. D'autres écrivains, comme Steinbeck, aiment les architectures à poutres apparentes : ici rien ne se voit, tout semble couler de source, on est délicieusement dupe de l'art de l'écrivain et la recherche des procédés qu'il a si bien cachés fascine. Le sommet est atteint au chapitre 15, point d'orgue du livre. Les héros, petits truands imbibés d'alcool, se partagent pendant un moment de calme le journal du coin ; ils lisent et commentent à leur façon la rubrique "courrier du coeur". Dickens n'aurait pas renié ce passage - et il aurait d'ailleurs certainement aimé le livre dans sa totalité.
Le chat Petronius le Sage, lorsqu'il fait mauvais temps, a l'habitude de demander à son maître de lui ouvrir successivement toutes les portes de la maison. Il passe alors d'une pièce à l’autre, prenant un air de plus en plus dégoûté, persuadé qu'à la fin son maître finira par lui ouvrir une porte donnant sur le beau temps. Lorsque le maître de Petronius, Daniel Boone Davis, perd son entreprise de fabrication de robots à cause d'une trahison de sa fiancée aidée par son meilleur ami, il se met lui aussi à la recherche de « la porte sur l'été ». Il la trouve grâce à une nouvelle technologie, « le long sommeil », qui lui permet de demeurer en hibernation durant une trentaine d'années. Il laisse derrière lui le chat Petronius et une petite fille, nommée Ricky, à laquelle il voue une grande affection. À son réveil, il retrouve Ricky et Petronius, également présents dans ce lointain futur.
— Mon Dieu, que lui est-il arrivé ? Henri ?
Péniblement, je me redresse, la tête lourde. Je vois mal. Dans une sorte de trouble. Je suis blessé. Mon genou vient de s'appuyer sur un objet allongé et rond comme un gros tuyau... et c'est dur.
— Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
— Je ne sais pas.
Ma mère me serre dans ses bras et ma tête s'appuie contre sa poitrine.
— Tu vois bien, il n'a pas de mal. Si tu l'avais mieux surveillé...
— Deux minutes, pour entrer dans la cuisine.
— Avec les gosses, c'est déjà trop, surtout un gosse comme celui-ci.
Furieux à mon tour, je donne un coup de pied au tube de fer et pousse un gémissement.
— Ça me poursuivait.
Mon père hausse les épaules, se penche et ramasse l'objet.
— Jamais rien vu de semblable.
Voyage au bout de la nuit - Louis-ferdinand Celine
Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel Bardamu raconte son expérience de la première guerre, du colonialisme en Afrique et de l'Amérique de l'entre-deux guerres.
Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre mais aussi le point de départ du pessimisme qui traverse tout le récit.
Bardamu part ensuite pour l'Afrique où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour Bardamu, c'est même l'Enfer et il s'enfuit vers l'Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n'aime pas les États-Unis mais c'est peut-être le seul lieu où il fit la rencontre d'un être, Molly, qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu, ce n'est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit, mais de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il devient alors médecin dans la banlieue parisienne et côtoie la misère humaine tout comme en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.