La suite de «La reine Margot» et de «La dame de Monsoreau». Située entre le le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, l'intrigue met en scène cette garde gasconne d'Henri III. Et nous retrouvons Chicot...
La suite de «La reine Margot» et de «La dame de Monsoreau». Située entre le le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, l'intrigue met en scène cette garde gasconne d'Henri III. Et nous retrouvons Chicot...
Isabelle Eberhardt est née à Genève en 1877 d’une mère suisse devenue russe par son mariage avec le général Moerder – qui est resté à Saint-Petersbourg – et de père inconnu. Elle est élevée par sa mère et le précepteur de la fratrie, un pope défroqué. Fille illégitime, révoltée, elle choisit l’écriture et va se (re)trouver dans la vie nomade de l’Afrique du Nord. Elle y incarne Mahmoud Saadi, jeune lettré, et s’intègre dans le monde arabe nord-africain d’alors avec plous de vérité et moins de romantisme qu’un Pierre Loti. Sous ce travestissement elle visitera cette société qui la fascine et où elle se sent bien. Elle s’intéresse à tout : bordels, confréries religieuses, camps de spahis ou de nomades. Elle relate ses voyages, devient journaliste, reporter de guerre, écrits que l’ouvrage édité ici reproduit pour une part. Si sa « provocation » suscite curiosité ou sympathie mais aussi rejet (un attentat contre sa vie et même l’expulsion, pour un temps, du territoire algérien) elle lui permet aussi de se recréer une vie dans la liberté de ses vagabondages, dans ses amitiés avec des relations solides ou éphémères, et lui donne une maturité d’écriture où transparait son intérêt pour les sans-grade et les rejetés. Ultime grand écart, elle périra à 27 ans dans une inondation en plein désert, dans la crue de l’oued d’Ain-Sefra.
La suite de «La reine Margot» et de «La dame de Monsoreau». Située entre le le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, l'intrigue met en scène cette garde gasconne d'Henri III. Et nous retrouvons Chicot...
Pages d’Islam, d’Isabelle Eberhardt est un recueil de nouvelles, des notes faites lors de ses périples. On y croise des personnages d’une incroyable diversité : un accordeur de piano qui devient mage la nuit, un sorcier guérisseur plein de sagesse ou une sorcière pilleuse de cadavres pour ses charmes, des légionnaires russes, allemands, des spahis, des mokzanis, tous soldats qui se retrouvent dans leurs difficultés de réinsertion, mais séparés par le mur de leurs appartenances, mur dont les deux soldats amis Louis Lombard et Dhamane Bou Saïd vont faire la dure expérience. Et des femmes amoureuses, délaissées, qui se confrontent à leur destins. Des marginaux, des Fellah, et tant d’autres. Ils sont tous d’une profonde humanité : leurs souffrances, leurs bonheurs et leurs vies sonnent justes, elles sont les nôtres. Ces textes, écrits vers 1903 en Algérie ont gardé toute leur actualité et sont écrits dans une langue magnifique, à la fois rude et poétique. Textes recueillis et édités par Victor Barrucand en 1932
Le comte Karl en revenant de guerre s'arrête chez son vieil ami le comte Ludwig. Il le trouve en grande peine, torturé par le doute et la jalousie. Il soupçonne sa femme d'aimer Albert, il craint qu'Othon, son fils bien-aimé, soit le fils de cet amour coupable. Il ordonne donc à sa femme de quitter le château pour une abbaye, et destine Othon à une vie de moine dans un couvent austère. Mais Othon s'enfuit et s'engage dans une compagnie d'archers. Il va vivre beaucoup d'aventures...
Ce roman de la fascination pour les bas-fonds - la racaille, dirait-on aujourd'hui..., est la révolte d'un écrivain anticonformiste contre la bourgeoise société belge de la fin du XIXe siècle, qui lui préfère les voyous, les sous-prolétaires en haillons et toute la société d'en bas. Laurent Paridael, jeune homme de bonne famille bourgeoise, est en rupture totale avec son milieu, et préfère fréquenter les voyous des quartiers populaires de Bruxelles avant d'en rencontrer d'autres, plus tard, en Flandre. Il est séduit par leur liberté, leur inculture. Mais aussi par le délié de leurs corps, leurs gestes naturellement gracieux, bref, un charme sauvage qui ne le laisse pas indifférent... Le goût de Georges Eeckoud pour les déshérités et ses propres penchants homosexuels se marient ici dans un roman sévèrement commenté de l'intérieur par un proche du héros, qui ne comprend pas ses pulsions.
La consolation des grands espaces