NOTE AU LECTEUR.
Deux des victimes du Professeur ont été confrontées au problème d’Einstein. Il s’agit d’un exercice de logique qui ne demande aucune connaissance mathématique particulière, juste une certaine forme d’acharnement.
En voici l’énoncé :
« Il y a cinq maisons de couleurs différentes, toutes sur une rangée.
Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente.
Chacune de ces cinq personnes boit une boisson, fume une marque de cigarettes et élève un animal.
Personne n’a le même animal, ni ne fume les mêmes cigarettes, ni ne boit la même boisson.
L’Anglais vit dans la maison rouge.
Le Suédois a un chien.
Le Danois boit du thé.
La maison verte est à gauche de la maison blanche.
Le propriétaire de la maison verte boit du café.
Celui qui fume des Pall Mall a un oiseau.
Celui de la maison jaune fume des Dunhill.
Celui de la maison du centre boit du lait.
Le Norvégien vit dans la première maison.
Celui qui fume des Blends vit à côté du propriétaire du chat.
Celui qui a un cheval vit à côté de celui qui fume des Dunhill.
Celui qui fume des Blue Masters boit de la bière.
L’Allemand fume des Princes.
Le Norvégien vit à côté de la maison bleue.
Celui qui fume des Blends a un voisin qui boit de l’eau.
Qui possède le poisson ? »
Vous pourrez également vous amuser à vérifier que jamais dans ce roman le soleil n’éclaire le ciel, livré aux ténèbres tout au long de ces pages. Et parmi la centaine de milliers de mots qui en constituent la trame, jamais vous ne verrez apparaître plaisir, joie ou espoir.
Parce qu’ils ne se prêtaient pas à une telle histoire. Ou peut-être parce que je me suis laissé prendre aux jeux douloureux du Professeur, allant jusqu’à en inventer un moi-même…