Farfugium grande.—Cette plante, remarquable par ses larges feuilles maculées de jaune, doit, pour produire de l'effet, être cultivée par groupes sur les pelouses de gazons.
On la multiplie de boutures de racines.
Fraxinelle d'Europe (Dictamnus albus).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleur d'un brun rougeâtre, en juin et juillet; variété à fleurs blanches; multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité; car, semées plus tard, elles ne lèvent que la seconde année; on peut aussi les multiplier par éclats.
Fritillaire damier (Fritillaria Meleagris).—Hauteur, 0m,33; en mars et avril, fleurs pourpres marquées de petits carreaux de couleurs différentes; multiplication de caïeux, en août; il faut les replanter aussitôt, ainsi que les bulbes principaux; couverture l'hiver.
Fritillaire couronne impériale (F. imperialis).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; en mars et avril, fleurs rouges, simples ou doubles, jaunes, simples ou doubles, orangées et à feuilles panachées de jaune ou de blanc; multiplication par caïeux, en août; il faut les replanter immédiatement, à 0m,15 de profondeur, ainsi que les bulbes principaux.
Fumeterre bulbeuse (Fumaria bulbosa).—Hauteur, 0m,18 à 0m,20; de février en avril, fleurs blanches, pourpres ou gris de lin, suivant la variété; on les multiplie toutes de graines ou par la séparation des touffes, en automne.
Fumeterre jaune (F. lutea).—Hauteur, 0m,33; fleurs blanches et jaunes, d'avril en novembre; couverture l'hiver.
Fumeterre odorante (F. nobilis).—Hauteur, 0m,50; fleurs d'un jaune pâle, pourprées au sommet, en avril.
Gaillarde peinte (Gaillardia picta).—Hauteur, 0m,35 à 0m,40; au printemps et à l'automne, fleurs d'un jaune orangé, pourprées à la base, disque brun; on les multiplie toutes de graines, d'éclats ou de boutures.
Variétés.—Nana, — Grandiflora, — Alba marginata.
Galane glabre (Chelone glabra).—Hauteur, 1 mètre; fleurs blanches, ou pourpres, en août et septembre; toutes se multiplient de graines ou d'éclats.
Espèce.—Barbata.
Galanthe d'hiver ou Perce-Neige (Galanthus nivalis).—Hauteur, 0m,15 à 0m,18; fleurs blanches tachées de vert, en février; variété à fleurs doubles; multiplication par caïeux replantés en automne.
Galéga officinal (Galega officinalis).—Hauteur, 1 mètre à 1m,30; fleurs bleues ou blanches, en juin et juillet; multiplication de graines.
Galéga oriental (G. orientalis).—Même hauteur; fleurs bleues, en juin; même multiplication.
Gentiane croisette (G. cruciata).—Hauteur, 0m,20 à 0m,25; fleurs bleues, en juin et juillet; même multiplication.
Gentiane pourpre (G. purpurea).—Hauteur, 0m,65 fleurs jaunes ponctuées de pourpre, en juillet; même multiplication.
Gentiane jaune (G. lutea).—Hauteur, 1 mètre à 1m,30; fleurs jaunes, en juillet; même multiplication.
Géranium sanguin (Geranium sanguineum). Hauteur, 0m,35; fleurs d'un rouge violet, en juin et juillet.
Géranium noirâtre (G. phæum).—Hauteur, 0m,65; fleurs d'un violet noir, d'avril en juin.
Géranium des prés (G. pratense).—Hauteur, 0m,65; fleurs blanches, rayées de violet, en mai et juin; variété à fleurs doubles.
Géranium à grandes racines (G. macrorhizum).—Hauteur, 0m,40; fleurs rouges, de mai en juillet.
Géranium strié (G. striatum).—Hauteur, 0m,33; fleurs blanches veinées de pourpre, en mai et septembre; couverture l'hiver.
Géranium à grandes fleurs (G. Ibericum).—Hauteur, 0m,50; fleurs disposées en bouquets, passant du violet au bleu d'azur des plus purs.
Il faut aux Géraniums une terre meuble; tous se multiplient de graines ou d'éclats, au printemps.
Geum coccineum.—Hauteur, 0m,50; fleurs écarlates, tout l'été; multiplication de graines semées en place, ou par la séparation des touffes; les autres espèces se multiplient de même.
Espèces.—Rivale, — Montanum.
Gladiolus (Glaïeul).—On cultive les Gladiolus en terre légère mélangée de terreau de feuilles. On les plante en pleine terre, en mars et avril; ils fleurissent en juillet et août, puis on les relève en octobre. On peut aussi les planter en pots, en automne; mais alors il faut les mettre sous châssis pour passer l'hiver, et ils fleurissent dès le mois de mai. On les multiplie de graines ou de caïeux.
Gladiolus cardinalis.—Hampe de 0m,50; en juillet et août, fleurs écarlates, marquées d'une tache blanche. Les bulbes de ce Glaïeul étant continuellement en végétation, il ne faut jamais les laisser hors de terre.
Gladiolus blandus ou floribundus.—Hampe de 0m,30; en août, fleurs blanc pur ou blanc rosé, marquées d'une bande longitudinale pourpre violacé.
Gladiolus ramosus.—Hampe de 0m,70 à 1 mètre; en juillet et août, fleurs roses, marquées d'une tache blanche entourée d'azur.
Cette admirable plante a produit un grand nombre de belles variétés.
Gladiolus gandavensis.—On possède maintenant un nombre si considérable de variétés de cette plante, qu'il est matériellement impossible d'en donner la nomenclature.
Toutes peuvent être cultivées en pleine terre, comme l'espèce type.
Gunnera scabra.—Cette plante, si remarquable par la beauté de son feuillage, ressemble beaucoup aux Rhubarbes. Elle doit être cultivée isolément pour produire tout son effet. Bien qu'elle soit rustique, il faut la couvrir l'hiver.
Gynerium argenteum.—Graminée ornementale, à feuilles linéaires inclinées en tous sens; en septembre, fleurs soyeuses, argentées, en panicules d'un très-bel effet. Multiplication de rejetons, que l'on sépare au printemps.
Variétés.—À fleur rose, — à fleur pourpre.
Gypsophile paniculée (Gypsophila paniculata).—Hauteur, 0m,65; fleurs blanches en juin et juillet; multiplication de graines semées au printemps. On cultive de même les Gypsophila acutifolia, altissifolia, altissima, pubescens, Gmelini, perfoliata, fastigiata et dichotoma.
Hélénie d'automne (Helenium autumnale).—Hauteur, 1m,60 à 2 mètres; fleurs d'un beau jaune, d'août à novembre; multiplication par racines.
Hellébore noir, Rose de Noël (Helleborus niger).—Hauteur, 0m,20 à 0m,25; fleurs d'un blanc rosé, de décembre en février; multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité ou par éclats.
Hellébore d'hiver (H. hyemalis).—Hauteur, 0m,10 à 0m,15; fleurs jaunes; multiplication par la séparation des pieds en automne.
Hemérocalle jaune ou Lis jaune (Hemerocallis flava).—Hauteur, 1 mètre; fleurs odorantes d'un beau jaune, en juin; multiplication par la séparation des pieds en automne.
Hémérocalle fauve (H. fulva).—Plus élevée que la précédente; fleurs d'un rouge fauve, en juillet.
Heracleum Willemsii.—Bien supérieure, par la beauté de ses feuilles, à l'espèce type connue sous le nom d'Heracleum sphondylium, Berce commune, Acanthe d'Allemagne, Angélique sauvage. Cette plante produit beaucoup d'effet, sur les pelouses de gazon.
On la multiplie de semis, ou par la séparation des pieds.
Hibiscus roseus.—Hauteur, 1m,38; en août et septembre, fleurs roses, semblables à celles de Rose trémière simple. Cette belle plante exige une exposition chaude et beaucoup d'eau pendant l'été; on la multiplie de boutures et de graines.
Variétés.—Palustris, — Moschatus, — Sanguineus.
Hoteia du Japon (Hoteia Japonica).—Hauteur, 0m,50 à 0m,60; fleurs blanches, en juin et juillet; multiplication d'éclats, au printemps.
Immortelle blanche (Gnaphalium margaritaceum).—Hauteur; 0m,50; fleurs jaunes, à involucre blanc, de juillet en septembre; multiplication de traces.
Iris d'Allemagne ou Flambe (Iris Germanica).—Les nombreuses variétés de cette plante méritent d'occuper une place distinguée dans les jardins; car, soit en bordure, soit en massif, elles produisent un effet charmant à l'époque de leur floraison, qui a lieu en mai et en juin, surtout si l'on a convenablement mélangé les couleurs, et leur rusticité est un titre de plus à la faveur des amateurs. On les multiplie de graines ou par la séparation des pieds, en septembre; on en possède déjà plus d'une centaine de belles variétés.
Iris bulbeuse, Xiphium, ou d'Angleterre.—On en cultive un grand nombre de variétés de toutes les couleurs; fleurs remarquables par le peu de largeur de toutes leurs divisions; elles fleurissent en juin; on les multiplie de caïeux, qu'on plante en automne; couverture l'hiver.
Iris xiphioïde ou d'Espagne.—Comme la précédente, cette espèce offre un grand nombre de variétés; même culture.
Jacinthe (Hyacinthus orientalis).—En avril, fleurs simples ou doubles, de toutes les couleurs, suivant les variétés, qui sont très-nombreuses; multiplication de graines ou de caïeux. Les Jacinthes aiment une terre douce, substantielle, et d'autant plus légère que le climat est froid et humide. Pour obtenir une belle végétation, il faut planter dans un terrain bien fumé; mais le fumier doit être enterré assez profondément pour que les racines seules puissent l'atteindre, car autrement, il arrive presque toujours que les oignons pourrissent peu de temps après avoir été arrachés. L'époque la plus favorable pour la plantation est la fin de septembre et le commencement d'octobre; cependant il vaudrait mieux retarder d'une quinzaine de jours que de planter par un temps pluvieux. On procède à la plantation de la manière suivante. Après avoir bien préparé le terrain, on trace avec la binette un sillon de 0m,10 de profondeur; on place les oignons à environ 0m,15 les uns des autres sur la ligne, et on les enfonce de manière qu'ils soient recouverts de 0m,10 de terre; puis on ouvre les autres sillons successivement, et à 0m,15 de distance. Après la plantation, on étend un bon paillis sur le tout, et les autres soins consistent à arracher les mauvaises herbes. Si le froid devenait assez intense pour que l'on craignît que la terre ne gelât jusqu'aux racines, il faudrait les couvrir de feuilles ou de litière sèche, que l'on enlèvera en février; s'il survenait du mauvais temps, on les recouvrirait, mais plus légèrement. Quand elles seront défleuries et aussitôt que les feuilles commenceront à jaunir, on en coupera les feuilles et les hampes rez terre, et vers la fin de juin on les arrachera avec précaution, ce qu'il ne faudra faire que par un beau temps. Dès qu'elles seront arrachées, on les déposera dans un endroit sec et bien aéré, sans qu'elles soient exposées au soleil; au bout de quelques jours on détachera les caïeux et les racines, puis, avant de les déposer sur les tablettes, on les nettoiera avec une brosse douce, de manière à enlever tout ce qui pourrait engendrer la pourriture.
Pour garnir le terrain en attendant que les oignons soient bons à relever, on peut, au printemps, semer un peu de graine de Pied-d'alouette, de Némophile ou de Silène qui succède aux Jacinthes sans nuire en rien à la maturité des oignons, quand il est semé clair.
Plantations en pots.—Les Jacinthes dont on veut avancer la floraison doivent être plantées en pots, et à la même époque qu'en pleine terre. La terre qu'on emploiera pour l'empotage doit être légère et substantielle, et les pots proportionnés à la grosseur des oignons. Après la plantation, on enfoncera ces pots à côté les uns des autres, de telle sorte qu'ils soient recouverts de 0m,03 de terre. On pourra en placer une partie au midi, et l'autre au nord, afin qu'elles ne fleurissent pas toutes à la même époque. S'il survenait de fortes gelées, il faudrait les couvrir de feuilles ou de litière, afin que la terre des pots ne gelât pas; et dans le courant de janvier on pourrait commencer à en mettre une partie sous châssis ou dans une serre chauffée, mais toujours le plus près possible des vitres. Elles seront en fleurs environ un mois après l'époque où l'on aura commencé à les chauffer; il ne faut en forcer que successivement, de manière à prolonger la floraison aussi longtemps que possible. Dès qu'elles seront défleuries, on enfoncera les pots en pleine terre, afin de laisser mûrir les oignons, qu'on pourra planter en terre l'année suivante.
Julienne des jardins (Hesperis matronalis).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs doubles, odorantes, blanches ou violettes, de mai en juillet; multiplication de boutures ou d'éclats en avril. Variété vivace à fleurs doubles, blanches ou violettes. Terre franche substantielle; autrement la plante périt.
Lamier orvale (Lamium orvala).—Hauteur, 0m,65; fleurs blanches lavées et tachées de rose foncé, d'avril en juin; multiplication de graines ou par l'éclat des pieds à l'automne.
Lin vivace (Linum perenne).—Hauteur, 0m,65; fleurs d'un joli bleu, de juin en août; multiplication de graines, semées en automne ou au printemps, ou d'éclats, en automne. Variété à fleurs blanches.
Lin visqueux (L. viscosum).—Espèce à fleurs roses, que l'on peut également cultiver en pleine terre, à la condition toutefois de la couvrir pendant l'hiver.
On peut, pendant l'été, cultiver en pleine terre le lin à fleurs jaunes, nommé Linum flavum.
Linaire à grandes fleurs (Linaria triornithophora).—Hauteur, 0m,65; fleurs violettes, tout l'été; multiplication de graines, semées au printemps; couverture l'hiver.
Lis blanc (Lilium candidum).—Hauteur, 1 mètre; fleurs blanches, en juin et juillet; variétés à fleurs doubles, à fleurs panachées de rouge et à feuilles panachées. Tous les Lis se multiplient de graines ou par leurs caïeux, qu'on enlève aussitôt après la floraison, et qu'il faut replanter immédiatement, ainsi que les bulbes principaux, si l'on veut qu'ils fleurissent l'année suivante.
Lis blanc à longues fleurs (L. longiflorum).—Hauteur, 1 mètre à 1m,30; fleurs blanches, beaucoup plus grandes que celles du Lis blanc.
Lis à feuilles en fer de lance (L. lancifolium, L. speciosum).—Hauteur, 1 mètre; en septembre, fleurs blanches, ponctuées de pourpre, ou rouge pâle, également ponctuées.
On les plante au printemps, en terre de bruyère pure ou dans une terre composée de terre de bruyère, de terreau de fumier et de feuilles bien consommé, mélangés par parties égales; puis on les relève en automne pour les mettre en pots, qu'on dépose sous un châssis ou sur une tablette de la serre tempérée ou dans l'orangerie, et on les laisse pendant tout l'hiver sans leur donner d'eau.
Lis à bandes dorées (Lilium auratum).—Hauteur, 0m,50 à 0m,60; fleurs très-odorantes, longues de 0m,18 à 0m,20, blanches maculées de pourpre, avec de larges bandes d'un beau jaune.
Cette plante, remarquable par la grandeur, le coloris et l'odeur de ses fleurs, n'exige pas plus de soin que la précédente.
Lis bulbifère (L. bulbiferum).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs grandes, d'un rouge safrané, en juin; variétés à fleurs doubles, à feuilles panachées.
Lis de Pomponne (L. Pomponium).—Hauteur, 0m,65; fleurs jaunes ponctuées de rouge brun, en mai; variété à fleurs d'un beau rouge ponceau.
Lis orangé (L. croceum).—Hauteur, 1 mètre à 1m,30; fleurs d'un rouge safrané ponctué de noir, en juin.
Lis de Catesby (L. Catesbæi).—Hauteur, 0m,35; fleurs d'un rouge orangé, le milieu des pétales jaune ponctué de brun, en juillet et août.
Lis tigré (L. tigrinum).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs d'un beau rouge orangé, ponctuées de pourpre noir, en juillet.
Lis Martagon (L. Martagon).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; en juillet, fleurs rouges, safranées, jaunes, blanches, pourpres, piquetées de blanc ou de pourpre, selon les variétés, qui sont très-nombreuses; même culture que le Lis blanc; couverture l'hiver.
Lis superbe (L. superbum).—Hauteur, 1 mètre à 1m,33; en juin et juillet, fleurs d'un rouge orangé, ponctuées de pourpre; terre de bruyère; couverture l'hiver.
Lobélie cardinale (Lobelia cardinalis).—Hauteur, 0m,70 à 1 mètre. En juillet et successivement jusqu'aux gelées, fleurs en épis rouge écarlate. Multiplication de graines, semées en pots, au printemps, sur couche, ou en juin et juillet également en pots, mais à froid, ou bien encore d'éclats de pied, au printemps; couverture l'hiver.
Lobelia Queen Victoria.—Hauteur, 1m,30. En août, septembre et octobre, fleurs en longs épis d'un rouge vif. Multiplication d'éclats de pied; couverture l'hiver.
Lobelia Douglasii.—Hauteur, 1m,30. En août, septembre et octobre, fleurs rouges, plus larges que celles de l'espèce ci-dessus. Même culture.
Lobelia cœlestis.—Tiges plus élevées que celles des autres espèces; fleurs également en épis, d'un beau bleu céleste. Même culture.
Lupin polyphylle (Lupinus polyphyllus).—Hauteur, 1 mètre; fleurs bleues, en mai; variété à fleurs blanches; multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité; terre légère, siliceuse ou de bruyère.
Lychnide de Chalcédoine, Croix de Jérusalem (Lychnis Chalcedonica).—Hauteur, 0m,65; en juin et juillet, fleurs écarlate vif, simples ou doubles; variété à fleurs blanches; multiplication de graines, de boutures, faites en juin, ou d'éclats, à l'automne ou en février.
La variété à fleurs doubles veut être garantie du froid.
Lychnide visqueuse (L. viscaria).—Hauteur, 0m,35; fleurs purpurines, de mai en juillet; variété à fleurs doubles; multiplication par la séparation des touffes, en février.
Lychnide dioïque, Jacée (L. dioica).—Hauteur, 0m,50; de mai en juillet, fleurs rouges ou blanches, simples ou doubles; même multiplication.
Lychnide de Bunge (L. Bungeana).—Hauteur, 0m,50; en juin et juillet, fleurs d'un rouge vif; multiplication de boutures ou d'éclats.
Lychnide à grandes fleurs (L. grandiflora).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs écarlates, en juin et juillet; multiplication de graines ou d'éclats.
Lychnide éclatante (L. fulgens).—Hauteur, 0m,35; fleurs d'un rouge éclatant; même multiplication; exposition à mi-soleil.
Matricaire Mandiane (Matricaria parthenioides).—Hauteur, 0m,50; fleurs blanches très-doubles, tout l'été et l'automne; multiplication de boutures ou d'éclats, en février et mars. Il faut en mettre quelques pieds en pots, qu'on rentre dans l'orangerie pour passer l'hiver, afin d'avoir des boutures au printemps.
Menthe poivrée (Mentha piperita).—Hauteur, 0m,50; fleurs rougeâtres, en août; cultivée particulièrement pour l'odeur des feuilles, dont l'essence sert à parfumer les pastilles: variété à feuilles panachées. Multiplication de drageons.
Mérendère bulbocode (Merendera bulbocodium).—Hauteur, 0m,06 à 0m,08; fleurs blanches, puis purpurines, en mars; multiplication par caïeux, qu'on replante en juillet et août.
Molène purpurine (Verbascum phœniceum).—Hauteur, 0m,50 à 0m,60; fleurs pourpres, de mai en juillet; variétés à fleurs rose plus ou moins vif; multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité.
Monarde à fleurs rouges, Thé d'Oswégo (Monarda didyma).—Hauteur, 0m,50; fleurs d'un écarlate foncé, de juin en août. Multiplication de drageons, en automne; couverture l'hiver. On en cultive plusieurs autres variétés, qui ne diffèrent de la précédente que par la couleur des fleurs.
Morine à longues feuilles (Morina longifolia).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs, d'un blanc rose, en juin et juillet; multiplication de graines et d'éclats.
Morée de la Chine, Iris tigré (Morœa Sinensis).—Hauteur, 0m,50; fleurs safranées, ponctuées de rouge, en juin et juillet; multiplication de graines ou par la séparation des pieds.
Muguet de mai (Convallaria maialis).—Fleurs blanches, simples ou doubles, en mai: variété à fleurs roses; multiplication de rejetons, en automne.
Muscari monstrueux, Lilas de terre (Muscari monstruosum).—Plante bulbeuse; fleurs bleu violacé, en juin, multiplication de caïeux, qu'il faut replanter en automne, ainsi que les bulbes.
Muscari odorant (M. moschatum).—Fleurs rougeâtres, odorantes, en mai; même multiplication.
Myosotis Alpestris.—Semé en juillet, le Myosotis Alpestris donne, en avril et en mai, de charmantes fleurs bleues ou blanches, suivant ses variétés. Repiquée par couleurs séparées, cette plante peut servir à composer de délicieux massifs, en attendant que les plantes de serre soient bonnes à mettre en pleine terre.
Narcisse à bouquet (Narcissus Tazetta).—Fleurs jaunes, odorantes, en mai; multiplication de caïeux, plantés en octobre. Cette espèce a produit un grand nombre de variétés, dont les plus remarquables sont: Constantinople, Soleil d'or, Multiflore et Grand Monarque; mais comme elles ne peuvent pas supporter nos hivers et succombent à 4 degrés de froid, il faut les planter en pots ou les mettre sur des carafes remplies d'eau, avec quelques grains de sel; elles fleurissent en janvier et février.
Narcisse jonquille (N. Jonquilla).—Fleurs jaunes, odorantes, simples ou doubles, en avril. Il faut une terre douce et substantielle; car, dans toute autre condition, non-seulement il ne fleurit pas, mais il périt promptement. On plante les Jonquilles en septembre, à 0m,05 ou 0m,06 de profondeur, puis on les relève lorsque les feuilles sont desséchées. Multiplication de caïeux, plantés à cette époque.
Œillet des fleuristes (Dianthus caryophyllus).—Cette espèce a produit un nombre considérable de variétés, qui toutes peuvent se reporter à deux races principales: 1o les flamands, dont les caractères sont: pétales parfaitement arrondis, sans dentelures et avec de larges bandes de diverses couleurs sur un fond blanc; 2o de fantaisie; on les classe dans l'ordre suivant:
1re Série. Ardoisés. Ils sont unicolores, striés ou rubanés.
2e Série. Avranchains. Fond jaune, plus souvent nankin, avec flammes plus ou moins intenses.
3e Série. Anglais. Le fond des pétales est d'un blanc pur; ils ne sont ni laciniés ni crénelés, mais brodés d'un liséré.
4e Série. Fond blanc. Pétales fond blanc strié, quelquefois aussi bordés en même temps.
5e Série. Saxons. Pétales à fond jaune strié, quelquefois bordés en même temps.
6e Série. Bichons. Les couleurs ne sont apparentes que sur la superficie des pétales.
On les multiplie de marcottes ou de graines, qu'on peut semer aussitôt après la maturité; mais comme ils ne fleurissent pas tous l'année suivante, on ne sème ordinairement les Œillets qu'en avril soit en pleine terre, soit en terrines, et dans le courant de juin; enfin, lorsque le plant est assez fort, on le repique en pépinière et à 0m,12 ou 0m,15 d'écartement. On aide à la reprise par quelques arrosements; puis, vers la fin d'août, on les plante, soit dans les plates-bandes, soit par planches, et à environ 0m,40 les uns des autres. Aussitôt après la plantation on étend sur le terrain un paillis de fumier à moitié consommé, et les autres soins se bornent à quelques binages et à des arrosements au besoin.
Les jeunes Œillets sont ordinairement très-vigoureux, et capables de supporter de fortes gelées sans souffrir; cependant, il est plus prudent de les couvrir en hiver, afin de les garantir de la neige et du givre, qui leur sont très-nuisibles. Au printemps suivant, et dès qu'il sera nécessaire, on leur mettra des tuteurs; puis, afin d'avoir des fleurs parfaites, au moment où apparaissent les boutons, on en réduit le nombre avant qu'ils soient trop avancés. À la fin de juin ou au commencement de juillet, époque de la floraison, on fera choix de ceux qui méritent d'être conservés, et dans le courant de juillet on les marcottera, en ayant soin d'observer pour cette opération tout ce que nous avons indiqué au chapitre Marcottes. Mais comme il se trouve quelquefois des branches placées tellement haut sur les tiges qu'il n'est pas possible de les marcotter de cette manière, il faut alors les enlever et en faire des boutures, que l'on traite de la manière suivante: après les avoir coupées bien net au-dessous d'un nœud, on fait une petite incision en remontant de manière à diviser la bouture en deux; après quoi on les repique en terre légère, à une exposition ombragée, et on les recouvre de cloches, qu'on enlève lorsque les boutures commencent à pousser.
Quand celles-ci auront assez de racines, on les empotera, puis on les traitera, comme les marcottes enracinées, ainsi que nous allons l'indiquer. Au commencement d'octobre, on sèvre les marcottes, c'est-à-dire qu'on les sépare des vieux pieds, pour les planter dans des pots d'environ 0m,08 à 0m,10; la terre que l'on emploiera pour l'empotage devra être saine et composée de deux tiers de bonne terre franche et d'un tiers de terreau de feuilles bien consommé, le tout bien mélangé et passé à la claie. Aussitôt après l'empotage, on place les pots à l'abri d'un mur, et on leur donne de temps à autre quelques légers arrosements. À l'approche des gelées, il faut les rentrer, afin de garantir les Œillets du froid et de l'humidité. S'il arrivait qu'on manquât de place sous les châssis, il faudrait faire une tranchée d'environ 0m,20 de profondeur sur 1 mètre de largeur; puis on dispose les gaulettes de manière à supporter des paillassons, que l'on place au besoin, et qu'on enlève toutes les fois que le temps le permet; et s'il survenait des froids plus rigoureux, il suffirait toujours d'étendre les feuilles ou de la litière sur les paillassons. Vers le mois d'avril enfin, quand les giboulées ne sont plus à craindre, on plante les Œillets en pleine terre ou bien on les rempote plus grandement, si on veut les conserver en pots.
Œillet remontant.—Variété de l'œillet des fleuristes, bien supérieur au type par la longue durée de ses fleurs; même culture.
Œillet de poëte, Œillet barbu (Dianthus barbatus).—Tiges de 0m,30 à 0m,40; en juin et juillet, fleurs rouges, roses, blanches ou panachées, simples ou doubles; multiplication de boutures, marcottes, ou graines semées en août.
Œillet Flon.—Quelles que soient les conditions dans lesquelles on le cultive, cet Œillet justifie pleinement, par l'abondance et la longue durée de ses fleurs, le nom de Dianthus semperflorens qu'on lui donne en France et celui de Dianthus hybridus multiflorus, qu'on lui donne en Angleterre; ses fleurs sont roses, rouges, blanches ou blanches panachées de rose, semi-doubles et odorantes.
Sans exiger rien de plus que les autres Œillets, il donne des fleurs depuis le mois de juin jusqu'en novembre. Rentrés dans la serre, les pieds que l'on cultive en pots continuent de fleurir pendant tout l'hiver.
On le multiplie de boutures, en août et septembre.
Ornithogale pyramidale, Épi de la Vierge (Ornithogalum pyramidale).—Plante bulbeuse; hauteur, 0m,50; fleurs blanches, fin de juin; multiplication de caïeux, plantés en octobre.
Orobe printanier (Orobus vernus).—Hauteur, 0m,33; fleurs purpurines, en avril; variétés à fleurs azurées. Multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité, ou d'éclats en automne.
Pavot de Tournefort (Papaver Orientale).—Hauteur, 0m,60 à 0m,80; fleurs rouge orangé, en juin; multiplication de graines, semées aussitôt après la maturité, ou de rejetons, en février.
Pavot à bractées (P. bracteatum).—Fleurs plus grandes et plus vives de couleur; même multiplication.
Pentstémon à feuilles de Gentiane (P. gentianoides).—Hauteur, 0m,50. Tout l'été, fleurs pourpres, roses ou blanches, disposées en longues grappes unilatérales.
Multiplication de graines que l'on sème en juin.
Variétés.—Argutus, — Ovatus, — Digitalis.
Phalangère, Lis Saint-Bruno (Phalangium liliastrum).—Hauteur, 0m,35; fleurs blanches, en juin; multiplication par la séparation des racines, en automne, avec la précaution de ne pas les rompre, car elles sont très-fragiles.
Phlomis tubéreux (Phlomis tuberosa).—Hauteur, 1m,30; fleurs violâtres, de juillet en septembre; multiplication par la séparation des tubercules, tous les trois ans, ou de graines semées en pots.
Phlox ligneux.—Tiges de 0m,30 à 1m,20; en juillet, août et septembre, fleurs roses, pourpres, lilas, gris de lin, blanc pur ou blanc lamé de différentes couleurs, selon les variétés, qui sont très-nombreuses.
On les multiplie de graines, semées aussitôt après la récolte de boutures ou par la séparation des touffes.
Variétés.—Hébé, — La Candeur, — Le Vésuve, — Le Lion, — Liervalii, — Mme La Croix, — Mme de Wendel, — Mme Lierval, — Mars, — Parmentier, — Raphaël, — Victor Hugo.
Pigamon à feuilles d'Ancolie (Thalictrum aquilegifolium).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; en mai, fleurs vertes, à étamines blanches; variétés à étamines lilas et rose vif; multiplication de graines, semées au printemps, ou par la séparation des pieds en automne.
Pivoine officinale (Pæonia officinalis).—Hauteur, 0m,65; en mai, fleurs rouges, simples ou doubles; variétés à fleurs roses ou à fleurs carnées d'abord, puis blanches; toutes se multiplient de graines, semées en août, ou par la séparation des tubercules munis d'yeux; on les plante en septembre, et de manière qu'ils ne se trouvent recouverts que d'environ 0m,02 ou 0m,03 de terre. Ces variétés garnissent les plates-bandes et les parterres, où elles produisent un très-bel effet.
Pivoine de Chine (Pæonia Sinensis).—Hauteur, 0m,65; fleurs blanches, très-doubles, en juin.
Variétés.—Alba sulfurea, — Anemonæflora, — Striata, — Clarisse, — Comte de Cussy, — Faust, — Festiva, — Hericartiana, — Lutea variegata, — Magnifica, — Pulcherrima, — Reine des Français, — Victoire Modeste.
Plumbago Larpentæ.—Plante traçante, que l'on peut cultiver à l'ombre. Placée dans des conditions favorables, elle forme de larges touffes et donne pendant tout l'automne une grande quantité de fleurs bleues, de la plus grande beauté. On la multiplie de boutures et d'éclats.
Polémoine bleu, Valériane grecque (Polemonium cæruleum).—Hauteur, 0m,65; fleurs bleues, de mai en juillet; variété à fleurs blanches; multiplication de graines, qui se sèment d'elles-mêmes, ou par la séparation des touffes. Tout terrain.
Potentilla.—On cultive un grand nombre d'espèces de Potentilles. Elles ressemblent toutes un peu au Fraisier par leur feuillage. Les fleurs roses, rouges, pourpres, jaunes ou blanches de ces plantes, se succèdent pendant tout l'été. Multiplication de graines et d'éclats.
Variétés.—Atrosanguinea, — Aurantiaca, — Mac-Nabbiana, — Nepalensis, — Obwoodiana, — Alba, — Purpurea, — Smoutii, — Versicolor.
Pulmonaire de Virginie (Pulmonaria Virginica).—Hauteur, 0m,65; de mars en mai; fleurs bleues, quelquefois rouges ou blanches: multiplication par la séparation des touffes en automne.
Pyrethrum roseum, Camomille rouge.—Hauteur, 0m,30 à 0m,40; en juin et juillet, fleurs simples d'un rose vif; multiplication de graines ou par la séparation des pieds.
C'est avec les fleurs de cette plante que l'on prépare la poudre insecticide, connue sous le nom de poudre de pyrèthre.
Variétés à fleurs doubles.—Rouges, — roses ou carnées.
Renoncule des jardins (Ranunculus Asiaticus).—Hauteur, 0m,20 à 0m,25; variétés très-nombreuses, simples, semi-doubles ou doubles, de presque toutes les couleurs. On les plante à 0m,05 de profondeur, vers la fin de décembre, dans les terres légères, puis en février et mars, dans toutes autres circonstances; elles sont en fleurs de la fin d'avril au commencement de juin.
Pour la culture et la multiplication, on observera tout ce que nous avons indiqué pour les Anémones.
Rose trémière (Alcœa rosea).—Hauteur, 2 mètres à 2m,65; de juillet en septembre, fleurs simples, semi-doubles ou doubles, offrant presque toutes les nuances; multiplication de graines semées en juin; on repique les plantes en pépinière en juillet et on les plante en automne; on peut aussi les multiplier au moyen de leurs drageons. Plantées en ligne, les Roses trémières produisent un effet charmant. Pour éviter qu'elles ne soient rompues par le vent, il faut leur donner des tuteurs ou les attacher sur des lattes de treillage fixées sur des pieux qu'on enfonce de loin en loin. Pour celles qui sont plantées isolément, il faut mettre un tuteur à chacune; et lorsque les touffes sont fortes, on place un cerceau au milieu des tiges, puis on les fixe dessus. Cette disposition produit un fort bon effet.
Pour avoir des Roses trémières moins élevées, il suffit de pincer l'extrémité des tiges, lorsqu'elles sont arrivées à la hauteur à laquelle on veut soumettre les plantes que l'on cultive.
Rudbeckia pourpre (Rudbeckia purpurea).—Hauteur, 1 mètre; fleurie d'un pourpre rosé, disque pourpre noirâtre, de juillet en septembre; multiplication par la séparation des pieds, en automne ou en mars.
Variétés.—Hirta, — Laciniata, — Drummondi, — Speciosa.
Sainfoin du Caucase (Hedysarum Caucasicum).—Hauteur, 0m,50; de mai en juillet, fleurs pendantes, d'un beau violet pourpre. Multiplication de graines et d'éclats.
Saponaire officinale (Saponaria officinalis)—Hauteur, 0m,30; fleurs roses, odorantes, en juillet; variété à fleurs doubles; multiplication de traces.
Saxifrage cotylédon (Saxifraga cotyledon), S. pyramidale (S. pyramidalis).—Hauteur, 0m,50 à 0m,60; fleurs d'un blanc pur, de mai en juillet; multiplication de graines, ou par la séparation des rosettes, qu'on repique en automne ou en février.
Saxifrage de Sibérie (S. crassifolia, Megasea crassifolia).—Hauteur, 0m,33; fleurs d'un beau rose, en mars et avril; multiplication de drageons.
Scabieuse du Caucase (Scabiosa Caucasica).—Hauteur, 0m,50; fleurs d'un bleu tendre, de juin en août; multiplication de graines et d'éclats.
Scille agréable (Scilla amœna).—Plante bulbeuse; hauteur, 0m,25; fleurs d'un joli bleu, en avril.
Scille d'Italie, Lis-Jacinthe des jardiniers (S. Italica).—Hauteur, 0m,16; en avril et mai, fleurs d'un joli bleu, odorantes.
Scille campanulée (S. campanulata).—Hauteur, 0m,30; fleurs d'un joli violet, en juin; variété à fleurs blanches.