QUELQUES NOTES
C’est l’Histoire, grande et petite, qui m’a fourni la trame de ce récit. La plupart des faits mis en scène dans La Régente noire sont issus de la chronique ou de l’historiographie. Tous les personnages en sont vrais, hormis les frères de Coisay – dont je me suis plu à faire des écuyers, en un temps où tous les échanges passaient par de tels messagers, injustement voués à l’anonymat.
Pour autant, les épisodes dont se compose le récit n’ont pas tous valeur historique. Sous l’habillage romanesque, se sont fondues des scènes authentiques et d’autres, nées de mon imagination. Pour les lecteurs épris d’exactitude, il m’a donc paru judicieux de distinguer, dans ces pages, le véridique du vraisemblable.
PROLOGUE
Personne ne date précisément la mort, sans doute à la naissance, des fils jumeaux du duc et de la duchesse de Bourbon. Je l’ai placée en décembre 1518, peu après le décès de leur fils aîné, pour rester cohérent avec les déplacements, bien connus en revanche, du connétable. J’endosse par ailleurs la thèse défendue par l’ancienne régente Anne de Beaujeu.
L’entrevue de Gravelines, du 10 au 15 juillet 1520, permit à Charles Quint d’annuler les effets du Camp du Drap d’or, et de s’assurer, pour au moins deux ans, la neutralité largement bienveillante d’Henry VIII. Il n’est pas certain que les deux souverains aient évoqué le cas du connétable lors de cette rencontre ; ce n’en est pas moins plausible.
1. Du début du XIIIe au début du XVIIe siècle, le titre de connétable désigna, en France, le commandant général des armées. Charles III de Bourbon, nommé par le roi Louis XII, fut confirmé dans cette charge par François Ier et sa mère.
2. Les apanages étaient des portions du domaine royal, confiées aux princes de sang royal pour leur permettre d’assurer leur subsistance, mais qui devaient revenir à la couronne dès l’extinction de leurs descendants mâles. Dans le cas du Bourbonnais, l’apanage avait été transmis, à titre exceptionnel, par une princesse (Anne de Beaujeu, fille de Louis XI) à sa fille (Suzanne de Bourbon, épouse du connétable).
CHAPITRE I
L’action commence vers la fin de l’automne 1521, après une grande vague d’offensives impériales menée contre la France – les premières attaques, centrées sur la frontière nord-est, remontant au 20 août.
Ce chapitre inaugural assume sa fantaisie : ni la séance de voyance, ni la partie de chasse, ni les deux entrevues de Blois et Saint-Germain ne sont, à proprement parler, historiques. Mais elles me permettent de camper des personnages utiles, et d’exposer assez largement une situation compliquée à souhait. Comme je l’ai déjà précisé, les caractères de Gautier et Simon de Coisay sont imaginaires.
3. Notre Diane de Brézé n’est autre que la célèbre Diane de Poitiers, immortalisée sous ce nom par Alexandre Dumas qui le tirait de celui de son père, Jean de Saint-Vallier, seigneur de Poitiers. Du reste, la seigneurie dont il est question ne fait pas référence à la capitale du Poitou, mais à un ancien marquisat de Provence, Peytieu, transcrit Poitiers en langue d’oïl.
4. Ce terme de « contenance » ressortit au vocabulaire de la mode féminine du XVIe siècle. Il désigne les choses précieuses – clés, flacons – que les dames pendaient par une chaîne à leur ceinture, sur le devant de la robe ; manipuler ces colifichets leur donnait en effet contenance...
5. Le futur roi Henri II était affecté d’un hypospadias, malformation du pénis caractérisée par la présence de l’orifice urétral (le méat), non à l’extrémité de la verge, mais dans sa partie inférieure.
6. Avec le connétable et l’amiral de France, le chancelier était un des trois plus grands officiers de la Couronne. Chef de la justice et gardien des Sceaux, il disposait de pouvoirs très étendus : proposition, préparation, vérification des lois, mais aussi, dans le cas d’Antoine Duprat, un rôle diplomatique majeur.
7. Les oiseaux de bas vol (buses, éperviers), partent du poing du chasseur lorsque celui-ci les « lâche ». Les oiseaux de haut vol (faucons, gerfauts) s’élèvent haut dans le ciel avant de fondre sur leur proie lorsque celle-ci est « levée » par les chiens.
8. Les conférences de Calais, à la fin de l’été 1521, ont vu des délégations impériale, anglaise et française, tenter de stopper le conflit renaissant en Europe. La motivation des deux premières reste sujette à caution.
9. La nouvelle aile du château de Blois, avec ses loges « à l’italienne », a été commencée par François Ier dès 1515 ; son chantier – inachevé – sera laissé en plan après Pavie.
10. Mgr Briçonnet, ancien aumônier d’Anne de Bretagne, directeur spirituel de Marguerite d’Alençon, était évêque de Meaux. Disciple de Jacques Lefèvre d’Etaples, il réunit autour de lui un groupe de théologiens évangélistes – le cercle de Meaux —, favorable à une plus grande discipline ecclésiastique et à une profonde réforme de l’Église.
CHAPITRE II
Dans ce deuxième chapitre apparaît Louise de Savoie, figure centrale du récit. Le portrait que j’en brosse se veut le plus proche possible des témoignages, mais surtout de l’esprit se dégageant de son célèbre Journal. L’histoire de ses différends avec le connétable de France est bien réelle, même si l’on ne peut affirmer à coup sûr qu’elle soit allée jusqu’à demander Bourbon en mariage.
À la différence de son amant Gautier, Françoise de Longwy a bel et bien existé ; elle était vraiment la nièce de Marguerite et François. Mais c’est moi qui l’ai située hardiment dans le sillage de Diane.
11. Adriaan Floriszoon, ancien précepteur de Charles Quint, fut, quoique non Italien, élu pape en janvier 1522. Il prit le nom d’Adrien VI. Il devait mourir de la malaria après seulement un an de règne. À l’annonce de sa mort, une main inconnue déposa des fleurs à la porte de son médecin...
12. Parmi les nombreux à-peu-près de l’historiographie, figure la thèse sans cesse reprise selon laquelle François Ier aurait laissé pousser sa barbe pour dissimuler des cicatrices nées de cet accident. C’est une légende que contredisent plusieurs portraits indiscutables, dont le bas-relief de l’hôtel de Bourgtheroulde, à Rouen, montrant le roi déjà barbu avant 1521. En revanche, il avait fallu, pour panser la plaie, lui raser la tête. Les courtisans, par respect, firent de même ; et c’est de ce moment que date l’abandon des cheveux longs par les seigneurs de la Cour.
13. De son vrai nom Févrial ou Le Fleurail, le fou Triboulet avait été le bouffon attitré de Louis XII avant de devenir pour un temps celui de François Ier. Rabelais le qualifiait ainsi : « Proprement fol et totalement fol, fol fatal, de nature, céleste, jovial, mercuriel, lunatique, erratique, excentrique, éthéré et junonien, arctique, héroïque, génial ! »
CHAPITRE III
Le château d’Anet, en 1522, était loin de présenter les raffinements qu’on lui connaîtra par la suite ; je me suis amusé à reconstituer, dans ses vieux murs, la vie possible du grand sénéchal et de sa jeune épouse... J’ai par ailleurs imaginé la visite aux Brézé du duc d’Alençon.
Quant aux relations qui, à Chantelle, liaient le connétable de Bourbon à sa marraine et néanmoins belle-mère, elles n’ont pas dû être, dans les faits, très éloignées de ce que j’en montre.
14. La Bicoque était une place en hauteur, dite forte, mais si peu défendue que l’usage, depuis la campagne victorieuse de 1515, en avait fait un nom commun pour désigner un édifice modeste et mal protégé... Ce qu’Odet de Lautrec avait négligé, c’est que pendant l’hiver 1522, le prince Colonna la ferait fortifier à souhait.
CHAPITRE IV
Ce chapitre est – j’en conviens volontiers – le plus contestable au regard de l’histoire officielle. J’y reprends à mon compte deux thèses défendues, en 1855, par Michelet. La première porte sur le détournement, au profit de la mère du roi, de fonds initialement destinés au maréchal de Lautrec pour solder son armée d’Italie ; la seconde, sur la nature plus ou moins incestueuse des relations entre François Ier et sa sœur aînée.
Certes, des historiens plus récents ont remis en cause les assertions de Michelet, spécialement sur ces deux points. Rien, pour autant, ne permet d’affirmer qu’elles aient jamais contredit la vérité. Or, d’évidence, elles offrent un puissant ressort à la fiction !
15. Michelet s’appuie sur une lettre fameuse, signée de Marguerite et datée de février 1522, pour situer l’expression des pulsions incestueuses de François Ier. En vérité, les termes de cette lettre sont assez sibyllins.
16. Le « jeune Montmorency », qu’on appelait encore La Rochepot à cette époque, et qui venait d’être fait maréchal de France pour la prise de Novare, était le fils du fameux Guillaume de Montmorency, déjà proche de la famille royale.
CHAPITRE V
Où le roman commence à confluer avec l’Histoire... La scène verbalement violente entre François Ier et le duc de Bourbon est authentique, de même, si l’on en croit Guillaume et Martin Du Bellay, que leur entretien aigre-doux de Moulins. J’ai simplement substitué, dans la dernière partie du chapitre, mon Gautier de Coisay au véritable Pierre de La Bretonnière, sire de Warty.
Par ailleurs, la publication par Guiffrey, dès le Second Empire, des pièces du procès de Jean de Saint-Vallier, offre bien des détails sur la trahison du connétable, comme sur la participation peu convaincue du père de Diane à ce vaste complot. J’ai simplement modifié les circonstances de son arrivée à Montbrison, et celles de son initiation.
17. Ce mal chronique, rapporté d’Italie par le père de Diane, devait passer à la postérité sous le nom de « fièvre de Saint-Vallier ».
18. La politique territoriale de Louise de Savoie s’inscrivait dans le droit fil de celle menée près d’un demi-siècle plus tôt, par le roi Louis XI. Il s’agissait, en un mot, d’unifier et consolider les provinces constituant le royaume, pour établir déjà ce que Vauban, bien plus tard, appellerait « le pré carré ».
CHAPITRE VI
Grâce au fameux Journal d’un Bourgeois de Paris, l’on sait à peu près tout des circonstances de l’exécution interrompue de Saint-Vallier. Je me suis bien gardé, pour le reste, de reprendre la rumeur lancée par Brantôme – et immortalisée par Victor Hugo – sur le prétendu sacrifice de Diane en vue d’obtenir la grâce royale. La voie du roman n’autorise pas tout...
19. Jean de Saint-Vallier, parmi d’autres suspects, fut d’abord interrogé à Tarare par le premier président du parlement de Rouen, Jean Brinon, assisté de son adjoint, le maître des requêtes Guillaume Lhuillier. Transféré par la suite à Loches, sous la surveillance de l’Irlandais Stuart d’Aubigny, il dut comparaître devant une commission ad hoc nommée par le roi, comprenant le premier président du parlement de Paris, Jean de Selve, le maître des requêtes Jean Sallat, le président aux enquêtes François de Loyne et le conseiller au parlement Jean Papillon.
20. Déjà mis sur la touche par Louise de Savoie, Jacques de Semblançay fut écarté des affaires dans les premiers mois de 1524. En mars, une commission était créée pour examiner sa gestion et tenter de le faire apparaître comme débiteur de la Couronne. En fait, les travaux de cette première commission le blanchiront en janvier 1525. Mais une nouvelle sera instituée après le retour du roi de captivité, à la fin de 1526 ; arrêté en janvier 1527, le baron sera alors jugé sur des motifs assez douteux, et néanmoins condamné à mort. Son exécution par pendaison, le 12 août 1527, et la fermeté d’âme dont il y fera preuve, susciteront l’émotion dans tout le royaume.
CHAPITRE VII
Ce chapitre forme, en vérité, une sorte d’interlude, ou plutôt d’épilogue à la première partie. Il est possible, mais pas certain, que mes quatre héroïnes aient été réunies à Blois lors de la mort de la princesse Marguerite, le 8 septembre 1524.
21. C’est au début de juillet 1524 que le connétable de Bourbon, à la tête d’une armée impériale, commença d’envahir la Provence. Il mit le siège devant Marseille du 19 août au 29 septembre, mais ne parvint pas à se rendre maître de la cité. Devant la réaction des forces françaises menées par François Ier, il dut alors battre en retraite au-delà des Alpes, où le roi de France, conseillé par l’amiral de Bonnivet, décida de le poursuivre.
CHAPITRE VIII
L’épisode dramatique de Pavie et de ses lendemains constitue l’un des mieux « documentés » du règne. Je me suis borné, pour l’essentiel, à présenter ses différents aspects sous une forme subjective et concentrée. Par exemple, j’ai placé dans un même dialogue entre l’empereur et Montmorency, la matière de plusieurs conférences espacées dans le temps.
Quant à la mort de Charles d’Alençon, plus tard évoquée par sa veuve dans Les Prisons, c’est tout juste si je l’ai romancée.
22. Le 28 octobre 1524, François Ier établissait son camp au nord de Pavie qu’il assiégeait. Le 3 février 1525, les troupes impériales de Charles de Lannoy et du connétable de Bourbon volaient au secours de la garnison et, en quelque sorte, « assiégeaient les assiégeants ». La situation, dès lors, se figea. Bourbon et Lannoy passant à l’attaque, dans la nuit du 23 au 24 février, ils prirent les Français de surprise. François Ier n’attendit pas la fin des tirs de son artillerie ; il fit donner sa cavalerie à découvert... Décimée par les troupes du marquis de Pessaire, cette cavalerie tombera, véritable hécatombe, sous les tirs des arquebusiers espagnols, scellant la défaite de la France et la captivité du roi.
23. Pendant le siège de Pavie, en janvier, François avait reçu la visite inattendue d’un envoyé de Constantinople. Le sultan Soliman, jouant habilement du bras de fer entre l’empereur et le roi de France, offrait son soutien à ce dernier. Aussitôt après le désastre, la régente en profita pour lui envoyer une ambassade qui périt, massacrée par le pacha de Bosnie ; mais deux autres missions, menées respectivement par le Hongrois Frangepani et par Antoine de Rincon, permettront d’établir une alliance entre la Cour de France et la Sublime Porte, prélude à la victoire ottomane de Mohacs sur le roi de Hongrie.
24. En dépit de la consonance française de son nom, Charles de Lannoy était issu d’une des plus grandes familles de Flandre. D’abord au service de Maximilien Ier, il offrit son épée à Charles Quint et devint vice-roi de Naples en 1522, avant de succéder au prince Colonna comme chef des armées impériales en Italie.
25. Ancien conseiller du duc de Savoie (le père de Louise), chancelier de Charles Quint dès avant son accession au trône du Saint Empire, Mercurin Gattinara allait être, auprès de l’empereur, le premier partisan de l’intransigeance à l’égard de la France.
26. Toutes ces négociations autour de deux princesses portugaises pourraient prêter à confusion. D’un côté, Charles Quint avait promis sa sœur, Éléonore, veuve du roi de Portugal Manuel Ier le Fortuné, à Charles de Bourbon – et François Ier se proposait de la prendre lui-même pour seconde épouse. D’un autre côté, l’empereur, négligeant la proposition du roi d’Angleterre d’épouser sa sœur, avait jeté son dévolu sur Isabelle de Portugal, fille de son défunt beau-frère, et très richement dotée...
CHAPITRE IX
De tous, ce chapitre me paraît le plus constamment fidèle à la réalité historique. L’odyssée de Marguerite, ses retrouvailles avec son frère à Madrid, ses entretiens de Tolède et jusqu’aux circonstances de son retour précipité, nous sont connus, ne serait-ce que par les propres écrits de la princesse, notamment sa Correspondance – auxquels je n’ai eu qu’à me conformer.
Tout au plus me suis-je permis de prêter à la régente des intentions imputables en fait à ses émissaires, et d’imaginer des dialogues, là où la chronique se contentait de relations moins incarnées.
27. Jean Le Clerc, maître cardeur à Meaux, avait été condamné, une première fois, dans sa ville d’origine, et promené trois jours de suite dans les rues, pour y être flagellé, et le front marqué au fer rouge. Réfugié à Metz par la suite, il avait commis un sacrilège sur une statue de la Vierge, ce qui devait, le 29 juillet 1525, le conduire au bûcher à l’issue d’affreuses tortures.
28. Un différend n’avait pas tardé à naître, en Italie, entre les représentants de Charles Quint, au premier rang desquels venait Lannoy, et les grands seigneurs de la péninsule, dont le marquis de Pessaire. Dès l’annonce du désastre de Pavie, Louise de Savoie avait fait secrètement approcher ces derniers en vue de les rallier et de les dresser au plus vite contre l’empereur. Ce sont ces tractations secrètes qu’elle semble avoir autorisé sa fille à révéler au principal intéressé.
CHAPITRE X
Comme le précédent, ce chapitre s’éloigne fort peu des annales. Hormis la scène impliquant les frères de Coisay, la plupart de celles qui le composent appartiennent en effet à l’Histoire.
Une petite entorse, cependant : c’est moi qui ai pris la liberté d’attribuer à la régente elle-même l’idée d’échanger, à titre d’otages, ses petits-enfants contre les principaux capitaines du royaume.
On en sait peu, enfin, des origines de la liaison de François Ier avec Mlle de Pisseleu. Certains historiens la font commencer dès avant Pavie ; j’ai trouvé plus convaincant qu’elle n’éclose qu’après la libération du souverain – et sous les auspices actifs de Madame.
CHAPITRE XI
Dans sa biographie d’Henri II, M. Ivan Cloulas livre de précieux détails sur la captivité des Enfants de France. Je m’en suis abondamment inspiré.
La scène de retrouvailles, au manoir d’Anet, entre Diane et son père, relève sans doute un peu du théâtre... Elle ne s’appuie – faut-il le souligner – sur aucune source.
J’admets aussi avoir pris, depuis le début, une certaine liberté avec la biographie de Françoise de Longwy, devenue l’amirale de Brion en 1527. Dans cet ultime chapitre, je pousse la licence jusqu’à l’envoyer à Cambrai, à peine relevée de couches ; le personnage de papier me paraît y gagner en épaisseur, sans rien ôter à la personne de chair et d’os.
Enfin, le choix de Diane pour « éduquer » le prince Henri est une tradition tardive, lancée au XVIIe siècle par le commentateur des Mémoires de Castelnau. Je m’y suis néanmoins conformé sans états d’âme.
29. Ce roman contant les exploits d’Amadis, le « Beau Ténébreux », avait été écrit en espagnol et publié, en 1508, par García Ordóñez de Montalvo. Il ne sera traduit en français, par Nicolas Herberay des Essarts, et publié à Paris, qu’en 1540.
ÉPILOGUE
Le double affront infligé, lors du tournoi des Tournelles, à la nouvelle favorite Anne d’Heilly, est considéré comme authentique. De même que la course de Madame espérant échapper à la peste ! Je n’ai rien ajouté à sa mort, ni à ses funérailles. Il est ainsi des cas – fréquents en histoire – où, de quelque manière, l’imaginaire ne saurait faire jeu égal avec le réel.