{1} Divine Comédie, de l’Enfer, chap. I, verset 27.

{2} M.-J. Chénier. Cours de lecture.

{3} M.-J. Chénier. Cours de lecture.

{4} Voltaire. Dictionnaire philosophique, article Épopée.

{5} Roland furieux, chant I.

{6} Roland furieux, chant VIII.

{7} Roland furieux, chant XIV.

{8} Roland furieux, chant VIII.

{9} Le Roland amoureux, de Boïardo, parut en 1495.

{10} Satire III.

{11} Satire IV.

{12} Messer Ludovico, dove avete pigliato tante coglionerie ?

{13} Satire IV.

{14} Gravina. Trattato della Ragion poetica.

{15} Dictionnaire philosophique, mot Épopée.

{16} Trojan était le père d'Agramant. Roland lui avait donné la mort (Voir le premier chant du livre Ier du poème de Roland amoureux, par Boïardo).

{17} Le Roland du poème d’Arioste est celui que la légende a immortalisé sans qu'on ait encore pu savoir s'il a vraiment existé un personnage de ce nom. D'après cette légende, Roland était fils de Milon, comte d’Anglante (Angers), et de Bertha, l’une des filles de Charlemagne. Il reçut de l'empereur la sénatorerie de Rome, le marquisat de Brava (peut-être Bourges, que les Latins appelaient Bravium) et le comté d'Anglante, qui lui venait de son père.

{18} On croit que le poète a fait ici allusion à Alessandra Benucci, dame florentine, veuve de Tito Strozzi, et qui habitait à la cour du duc de Ferrare. Arioste l'avait connue à Florence lorsqu'il s'y arrêta, à son retour de Rome en 1513, pour les fêtes de la Saint-Jean. Il l'épousa secrètement, probablement en 1527. Elle lui survécut dix neuf ans, étant morte en septembre de l'année 1552.

{19} Arioste a dédié son poème au cardinal Hippolyte d’Este, fils d'Hercule Ier, deuxième duc de Ferrare, à la cour duquel le poète vécut quelque temps.

{20} Voir, au sujet des amours de Roland pour Angélique, et de ses exploits en Asie, le poème de Boïardo. Angélique et son frère Argail, tous deux enfants de Galafron, roi du Cathay (province du nord de la Chine), avaient été envoyés par leur père en France, afin de s’emparer par force ou par ruse des paladins de Charles, et de les lui amener prisonniers. Angélique avait pour arme son éclatante beauté. Son frère possédait une lance d’or qui était fée et qui renversait quiconque en était touché ; le cheval Rabican, plus rapide que le vent et qui se nourrissait d’air ; enfin un anneau qui rendait invisible dès qu’on le mettait dans la bouche et qui, porté au doigt, rompait tous les enchantements. Toutes ces choses sont longuement racontées par Boïardo.

{21} Marsile était roi d’Espagne et Agramant roi d’Afrique. Ce sont deux personnages fictifs.

{22} D'après les romans héroïques, Renaud, un des paladins de Charles, était cousin de Roland. Il était fils d'Aymon de Darbena et de Béatrice, fille de Naymes, duc de Bavière. Tous deux étaient de la maison de Clermont et de la famille des rois de France.

{23} Ferragus était fils de Marsile, Boïardo en parle, dans le XXXIe chant du livre Ier, comme étant un des plus redoutables guerriers d'Espagne.

{24} La famille de Renaud possédait le château de Montauban.

{25} Dans un poème intitulé Aspramonte, et publié pour la première fois à Florence, en 1504, on lit que, pour venger la mort de son père tué par Almont, Roland tua ce dernier en combat singulier, et lui prit son casque, son armure enchantée, ainsi que son cheval Bride d'or et l'épée Durandal. Un autre roman, qui a pour titre : Les Amours de Renaud, parle d'un païen nommé Mambrin, venu à la tête d'une armée contre Charles, et tué, dans une bataille, par Renaud, qui s'appropria son casque.

{26} Lanfuse était la mère de Ferragus.

{27} Les orthographes deçà, delà, et de çà, de là, se retrouvent également dans le texte. (Note du correcteur – ELG.)

{28} C’est ainsi que les Italiens appellent l’Etna.

{29} Voir dans le Roland amoureux de Berni, chant XXIVe, stances 67 et suivantes, comment et pourquoi Angélique envoya Sacripant auprès de Gradasse, pour lui demander secours.

{30} Bradamante était sœur de Renaud, et fille naturelle du duc Aymon.

{31} Voir dans Boïardo, livre 1er, chant XXIX, et dans le Berni, chants XXVI et XXVIII, de quelle façon Bayard avait été laissé par Roland à Angélique, qui l'avait ensuite envoyé à Renaud.

{32} Sacripant fait ici allusion au fait d'armes suivant : Bien que blessé et à la tête de trois cents hommes seulement, il avait arraché d'Albracca Angélique que le roi Agrican y tenait assiégée.

{33} Flamberge était le nom de l'épée de Renaud, de même que l'épée de Roland s'appelait Durandal et celle de Roger Balisarde.

{34} Galacielle, dont on lira l'histoire dans le chant XXXVI. Boïardo, dans le XXVIIe chant de son livre Ier, raconte que le père de Galacielle, nomme Agolante, fut tué par Roland. Elle avait eu d'un chevalier, appelé Roger de Risa, un fils nomme aussi Roger, le principal héros du poème d'Arioste, et qu'aimait Bradamante.

{35} Les romans de chevalerie racontent que Merlin, enchanteur anglais, s'était épris de la Dame du Lac. Ayant préparé pour elle et pour lui un superbe tombeau, il lui apprit certaines paroles, lesquelles étant prononcées sur le couvercle du tombeau, en rendaient l'ouverture impossible. La dame, qui haïssait tout bas Merlin, lui demanda de se coucher dans le tombeau pour en expérimenter la capacité, et, quand il y fut, elle rabattit le couvercle et prononça les paroles fatales. Merlin mort, son esprit était resté dans le tombeau, d'où il répondait à ceux qui l'interrogeaient.

{36} Boïardo, dans le chant XVIe du livre Ier et dans le chant Ve du livre III, prétend que la famille de Roger descendait d'un neveu de Priam.

{37} Sorte de pentagone, sur lequel étaient peints des points, des signes et des caractères magiques, en usage aux nécromanciens, et destinés à protéger ceux qui en étaient recouverts des effets des enchantements.

{38} Allusion au massacre des Mayençais, par le fils de Roger et de Bradamante, lequel vengea ainsi la mort de son père, tué par trahison dans le château de Ponthieu, en Picardie. Il va sans dire que les renseignements généalogiques sur la maison d'Este relatés ici par Arioste sont, pour la plupart, de pure imagination. La généalogie vraie des princes d'Este se trouve dans un remarquable ouvrage publié de nos jours par le comte Pompée Litta sur les familles illustres d'Italie.

{39} Par cette périphrase, Arioste veut désigner Ferrare et son territoire situés sur le Pô, fleuve dans lequel, selon la Fable, fut précipité Phaéton.

{40} Rhodes.

{41} Jules et Ferdinand d'Este, frères d'Alphonse Ier. Ayant conspiré contre ce dernier, ils furent condamnés à Mort. Mais leur peine fut commuée en prison perpétuelle. Ferdinand mourut en prison en 1540, et Jules, rendu à la liberté par Alphonse II, mourut en 1561.

{42} Voir Boïardo, chant V du livre II, et Berni, chant XXXIV, stances 30 et suivantes.

{43} Frontin avait primitivement appartenu à Sacripant auquel il avait été volé par Brunel, qui le donna ensuite à Roger. Voir Berni, chant XXXIV, stance 43.

{44} La nymphe Aréthuse, poursuivie par le fleuve Alphée, fut convertie en fontaine, et conduite par des voies sous-marines dans l'île d’Ortigie, toujours suivie par son indiscret amant, qui l’y rejoignit.

{45} Suivant les romans de chevalerie, Bernard de Clairval eut trois fils : Aymon, père de Renaud, Beuves d'Aigremont, père d’Aldigier, de Maugis et de Vivian, personnages dont il sera parlé plus loin, et Othon, roi d'Angleterre, père d'Astolphe.

{46} Les monts Cheviot séparent l'Écosse de l'Angleterre, se ramifiant et s’étendant dans la partie septentrionale de l’une et dans la partie méridionale de l’autre. La Tweed, qui appartient à l’Écosse dans la partie inférieure de son cours, continue la démarcation, et se jette dans la mer du Nord.

{47} À César, vainqueur de Pompée.

{48} Suivant Homère, Nestor, roi de Pylos, dans le Péloponèse, vécut jusqu'à trois cents ans.

{49} Adonis fut l'amant de Vénus, et Atis l'amant de Cybèle.

{50} Il y a deux villes du nom de Carena : l'une située en Syrie, l'autre en Médie. Il est probable qu'Arioste ne veut parler ici ni de l'une ni de l'autre, car, dans le chant V, il a précédemment appelé Atlante le vieux Maure. C'est d'une troisième ville de Carena, située probablement en Mauritanie, qu'il a entendu parler.

{51} C'est une île du groupe des Hébrides appelée aujourd'hui Mull ; les Latins la nommaient insula Ebudarum.

{52} Le mot amostan est d'origine arabe ; c'est la désignation d'une dignité chez les musulmans.

{53} Probablement la petite rivière de Couesnon, qui se jette dans la baie Saint-Michel, près de Pontorson et qui sépare, en effet, la Bretagne de la Normandie.

{54} Par Landriglier, Arioste entend la petite ville de Tréguier, le Tricosium des anciens.

{55} Branche du Pô qui se sépare de la branche principale, près de Ferrare, et va se jeter, à quelques lieues plus loin, dans l'étang de Comacchio et de là dans l'Adriatique.

{56} Hécube, veuve de Priam et esclave d'Ulysse, poursuivie par les Thraces pour avoir arraché les yeux à Polymestor, qui avait tué Polydore, le dernier de ses enfants, entra en une telle rage, qu'elle fut changée en chienne enragée.

{57} Cléopâtre, qui se fit piquer par un aspic pour ne pas être traînée derrière le char du triomphateur romain.

{58} Ville de la Chine appelée Chansay par Marco Polo. C'est la moderne Nanking.

{59} Allusion au puits qu'on prétend avoir été creusé par saint Patrice, en Irlande, et où chaque année vont se plonger les fidèles, dans l’espérance de se laver de leurs péchés.

{60} Maugis, fils de Beuves d'Aigremont, était cousin de Bradamante. Il exerçait la magie.

{61} Dragontine était une enchanteresse qui s'était emparée de Roland de la même façon qu'Alcine s'était emparée de Roger. (Voir Boïardo, liv. Ier, chant XIV)

{62} L'arme à feu fut découverte accidentellement par un alchimiste allemand qui la communiqua aux Vénitiens. Ceux-ci en firent pour la première fois usage en 1380 contre les Génois.

{63} Pour se soustraire à la fureur d'Atamante, son époux, Ino se jeta dans la mer, ayant dans ses bras son fils Mélicerte. Tous deux furent changés en divinités marines.

{64} Phryxus, pour fuir les persécutions de sa belle-mère Ino, traversa la mer sur un bélier.

{65} Aujourd'hui Tlemcen, ville de la province d'Oran, en Algérie.

{66} Espagnol est ici pour Sarrasin, qui lui-même est synonyme d'Arabe. On sait que dans leurs fantasias les Arabes lancent et rattrapent leur fusil avec une grande dextérité.

{67} Cet éloge de Lucrèce Borgia, dans la bouche d’Arioste, paraîtrait étrange, si nous ne savions combien la poésie, depuis Dante et Pétrarque, avait perdu en dignité. Elle en était réduite à mendier la faveur des princes, et par conséquent à les louer jusque dans leurs vices les plus avérés. Arioste est, à cet égard, un des modèles du genre courtisanesque.

{68} Gaston de Foix, tué à la bataille de Ravenne.

{69} Allusion à la victoire que le cardinal Hippolyte d’Este, à la tête de trois cents cavaliers et autant de fantassins, remporta sur les Vénitiens près de Volano.

{70} Les anciens nommaient ainsi les îles Canaries.

{71} La presqu’île de Malacca, ainsi nommée par les anciens à cause de sa prodigieuse fertilité.

{72} Une carte hollandaise de 1629 indique un fleuve de ce nom comme un des affluents du Nil. Quelques commentateurs croient que le poète a voulu désigner par là le canal que l’empereur Trajan fit creuser du Nil à la mer Rouge.

{73} La montagne d’Ischia, île près du cap Misène, à l’entrée du golfe de Naples.

{74} Allusion au siège de Padoue par les Autrichiens en 1509, auquel assistait le cardinal Hippolyte d’Este.

{75} Jules II, après la défaite de Ravenne, fit appel aux Suisses qui couvrirent de sang et de ruines les plaines de la Lombardie.

{76} Énéide, chant IV.

{77} Épisode du Roland amoureux de Boïardo.

{78} Arpalice, fille du roi de Thrace, défendit vaillamment le royaume de son père contre Néoptolème, fils d’Achille. Camille, fille du roi des Volsques, donna son appui à Turnus, roi des Rutules, contre Énée.

{79} Roland.

{80} Renaud.

{81} Caliste, fille de Lycaon, et sa fille Arcade, qu’elle eut de Jupiter, avaient été changées en deux constellations boréales : la Grande Ourse et la Petite Ourse. L’une et l’autre ont l’apparence de charrue ou de char, et sont visibles jusqu’au lever de l’aube.

{82} Promontoire d’Épire qui s’avançait dans la mer Ionienne, et renommé pour la fréquence des naufrages qui avaient lieu dans ses parages. C’est aujourd’hui le cap de Chimera.

{83} Hypermestre fut la seule parmi les Danaïdes qui épargna son époux. (Note du correcteur – ELG.)

{84} Nom donné à un canon de calibre extraordinaire, appartenant au duc Alphonse d’Este.

{85} Voir dans Boïardo l’épisode de la fabrication de Balisarde.

{86} C’est la Zilia de Pline ; aujourd’hui Arzilla, dans le Maroc.

{87} Le phénix.