La visite de l'empereur François-Joseph et de son épouse Elisabeth est attendue dans la cité des Doges, sous domination autrichienne. Dans le plus grand secret, afin de faire fléchir le Parlement qui compte réduire les dépenses militaires, François-Joseph a mis sur pied un faux attentat contre sa propre personne. Un risque cependant bien mal calculé : l'un des agresseurs supposé a l'intention de tuer le couple impérial ! L'issue fatale est parvenue aux oreilles du commissaire Tron, qui, grâce à des méthodes très personnelles, tente d'alerter l'entourage de l'empereur. La seule personne à le prendre au sérieux n'est autre que Sissi. Parviendront-ils à renverser le cours de l'histoire ?
Au commencement Dieu était un tube, puissant de l'invincible force de l'inertie, se contentant d'absorber et d'excréter les aliments, sans aucune volonté. Il était né en 1967, au Japon, de parents belges. À deux ans, Dieu se réveilla, il hurla, et seul le plaisir sut apaiser sa colère. Il cessa alors d'être Dieu, pour devenir "Moi". Vint le moment où il pouvait montrer à son entourage qu'il savait parler ; mais quels premiers mots choisir, pour faire plaisir à tous ? Avec une profondeur délicatement ourlée d'humour, la narratrice raconte les trois premières années de sa vie. On y découvre sa première tentative de suicide, sa rencontre avec le chocolat blanc ou son premier deuil. Amélie Nothomb nous offre un roman surprenant, admirablement écrit, en équilibre entre métaphysique et légèreté.
Quelle étrange malédiction pèse sur ce théâtre ? Appelé jadis le Jupiter, un meurtre sordide y a eu lieu, maquillé en accident. Cinq ans plus tard, alors qu'il a été rebaptisé le Vulcain, une mort mystérieuse y survient exactement dans les mêmes conditions. La jeune Martyn, fraîchement débarquée au Vulcain, découvre brutalement l'envers du décor. Sa troublante ressemblance avec Adam Poole, l'une des vedettes de la troupe, ne lui vaut pas que des amitiés. Sans le drame qui se joue en coulisses, seul l'inspecteur Alleyn va au-delà des apparences...
Quelques jours de vacances pour l'inspecteur Alleyn et son épouse, invités dans une île néo-zélandaise, chez l'amant de la plus grande cantatrice du monde. Mais la Sommita est persécutée par une photographe qui s'amuse à envoyer aux journaux des portraits grotesques de la Divine. Un soir, elle est retrouvée morte dans sa chambre, une photo fichée sur son cœur par un poignard... Une enquête délicate pour l'inspecteur Alleyn, d'autant que la tempête se lève sur l'île et que les invités se retrouvent prisonniers de leur hôte, un homme pour le moins énigmatique. Le paradis risque fort de devenir un enfer...
Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux Etats-Unis ? S'il s'était découvert une vocation d'écrivain de science-fiction ? S'il avait rêvé de devenir le maître du monde et s'était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ? Etonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.
Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.